Au lendemain des manifestations nationales de janvier 2026, les écoles à travers l’Iran seraient devenues des lieux marqués par une présence sécuritaire accrue et un contrôle idéologique renforcé. Les établissements scolaires accueillent de plus en plus d’individus extérieurs au corps enseignant officiel, chargés d’interroger les élèves et d’exercer des pressions sur eux concernant leurs opinions politiques et sociales.
Selon un rapport compilé par le Conseil de coordination des enseignants, fondé sur des témoignages d’enseignants, de parents et d’élèves issus de plusieurs provinces, des membres de la milice du Bassidj, des agents de sécurité en civil ainsi que des prédicateurs religieux sont entrés dans les écoles dans le cadre de ce qui semble être un plan centralisé et prémédité. Ces acteurs mèneraient des séances ciblées de questions-réponses avec les élèves, destinées à évaluer et surveiller leurs convictions ainsi que leur éventuelle participation aux récentes manifestations nationales.
Ce projet de « tri idéologique » a imposé une pression psychologique considérable aux élèves. Beaucoup déclarent se sentir sous surveillance permanente. Pour ceux qui ont subi des violences lors des manifestations nationales, l’atmosphère à l’intérieur des écoles a aggravé les traumatismes existants, créant un environnement de détresse psychologique accrue.
Ces mesures, qui paraissent systématiques et d’ampleur nationale, ont conduit à un désengagement croissant vis-à-vis de la vie scolaire. Les élèves se sentent de plus en plus aliénés de l’environnement éducatif et perdent confiance dans les enseignants et le personnel administratif. Nombre d’entre eux estiment avoir été transformés d’élèves en « sujets sécuritaires » au sein d’un appareil de contrôle étatique.
Mohammad Habibi, membre du Conseil de l’Association syndicale des enseignants, a annoncé que le nombre d’élèves tués lors des manifestations nationales de janvier 2026 a atteint 200.
L’establishment au pouvoir sous Ali Khamenei, largement critiqué pour faire passer la préservation du régime avant toute autre considération, a de fait sécurisé les écoles, à l’instar des universités, des hôpitaux et des administrations publiques, les transformant en environnements contrôlés incompatibles avec les besoins éducatifs, développementaux et psychologiques des enfants.
Ces évolutions constituent une preuve supplémentaire du manque de légitimité du régime au sein de la société iranienne. La communauté internationale, en reconnaissant la lutte du peuple iranien, en particulier la résistance des jeunes face à ce régime répressif, peut jouer un rôle pour faire face et, à terme, mettre fin à ce climat d’intimidation et de contrôle.




















