Fereshteh Azhadi est née en 1956 à Machhad, où elle a effectué ses études primaires et secondaires.
Dès son plus jeune âge, elle s’engage dans le militantisme politique, influencée par les liens étroits de sa famille avec des figures de proue de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI), notamment son fondateur Mohammad Hanifnejad, ainsi que Fatemeh Amini et Mansour Bazargan. Ces attaches ont forgé son engagement dès ses années de lycée, traçant la voie qui allait définir sa vie.
Après la répression de septembre 1971, Fereshteh intensifie ses efforts, effectuant de fréquents voyages à Téhéran pour maintenir le contact avec les familles des membres de l’OMPI. Une fois ses études secondaires terminées, elle s’installe à Téhéran malgré les défis familiaux et réside chez Massoumeh Shademani, surnommée « Mère Kabiri ».
C’est là qu’un raid des agents de la SAVAK change le cours de son existence. La découverte de brochures de l’organisation entraîne son arrestation et son transfert au tristement célèbre centre de détention du Komiteh Moshtarak (un comité conjoint), où elle subit de rudes tortures.
Lorsque les interrogateurs découvrent son lien de parenté avec Fatemeh Amini, alors dans la clandestinité, la pression sur Fereshteh s’accentue dramatiquement. Finalement, un tribunal militaire la condamne à deux ans de prison. Elle est libérée au début de l’hiver 1976, quelques mois après avoir purgé sa peine.
Nullement découragée par l’emprisonnement, Fereshteh Azhadi reprend ses efforts pour renouer avec l’OMPI. Dès 1978, elle rétablit un contact direct avec l’organisation. À partir de ce moment, elle se consacre entièrement à ses responsabilités, travaillant sans relâche avec une détermination inébranlable.
Après la révolution antimonarchique, Fereshteh devient active au siège de l’organisation à la Fondation Alavi, avant de poursuivre son travail au sein des affaires provinciales, puis au département des archives. À l’automne 1979, elle épouse Hamid Khademi, lui aussi militant. De leur union naît un fils, qu’ils nomment Nasser en mémoire d’un sympathisant de l’OMPI tombé au combat, Nasser Mohammadi.
Durant la phase finale de l’activité politique précédant la résistance armée, Fereshteh travaille à la section ouvrière, contribuant à la publication Bazoo-ye Enghelab (Le Bras de la révolution).
À partir de 1980, elle sert au bureau central sous la responsabilité d’Ashraf Radjavi. Reconnue pour sa sincérité, son intelligence vive et son calme remarquable, Fereshteh gagne l’admiration de ses pairs. Son sens du devoir, sa résilience et sa patience face à l’adversité deviennent ses traits distinctifs, particulièrement durant les années tumultueuses de la lutte armée urbaine en 1981 et 1982.
Après le 20 juin 1981 et le début de la confrontation armée avec le régime en place, Fereshteh rejoint les bases de la résistance aux côtés de son mari et de ses camarades, assumant diverses responsabilités critiques.

Son parcours s’achève de manière tragique mais résolue le 2 mai 1982. Combattant avec son époux, sa mère et d’autres membres de la résistance contre les Gardiens de la révolution, Fereshteh fait ses adieux à son fils Nasser, âgé d’un an, et embrasse le martyre, rejoignant les rangs de ceux qui ont donné leur vie pour la liberté en Iran.
La vie de Fereshteh Azhadi demeure un vibrant témoignage de courage, de conviction et de sacrifice, un symbole durable de la résistance dans l’histoire moderne de l’Iran.



















