Lors de la 80e semaine de la campagne nationale « Non aux exécutions », des prisonniers de 48 prisons et des citoyens dans des dizaines de villes à travers l’Iran ont protesté contre la peine de mort.
Le mardi 5 août 2025, cette 80e semaine de mobilisation a été marquée par des actions coordonnées à l’intérieur de 48 prisons iraniennes, parallèlement à des manifestations dans de nombreuses villes. Cette campagne continue est devenue un puissant symbole de résistance contre l’appareil répressif du régime iranien et contre la peine capitale.
À l’intérieur des prisons, les détenus ont entamé des grèves de la faim pour protester contre plusieurs développements alarmants : l’augmentation rapide des condamnations à mort et des exécutions, l’amputation des doigts de trois prisonniers à la prison d’Ourmia, et le manque persistant d’informations sur des dizaines de prisonniers politiques détenus dans la salle 4 de la prison de Ghezel Hessar après une répression brutale.
Ces protestations carcérales ont été renforcées par des manifestations publiques dans des villes telles que Téhéran, Kermanchah, Tabriz et Sanandadj, où des familles de prisonniers politiques se sont rassemblées pour exiger justice et la libération immédiate de leurs proches — dont Vahid Bani-Amerian, Pouya Ghobadi et Akbar Daneshvarkar — tous menacés de la peine de mort.

Cette 80e semaine a vu émerger une nouvelle vague de solidarité populaire, réaffirmant que la société iranienne — avec plus d’un siècle d’histoire de résistance pour la liberté et la justice — ne restera pas silencieuse face à la violence d’État. L’appel à abolir la peine de mort est devenu une revendication centrale d’une société qui continue de se dresser contre l’autoritarisme.
Des rassemblements publics ont été signalés dans de nombreuses villes, notamment Téhéran, Machhad, Racht, Sanandadj, Chiraz, Bouchehr, Astara, Tabriz, Mechguin Chahr, Saqqez, Robat Karim, Golpayegan, Lahidjan et Estahban — chacun témoignant de l’engagement indéfectible du peuple iranien pour le droit à la vie et la dignité humaine.




















