79e semaine de la campagne des Mardis Non aux exécutions : des prisonniers dans 48 prisons et des familles protestent contre une nouvelle vague d’exécutions en Iran.
Le mardi 29 juillet 2025, les détenus de dizaines de prisons ont une nouvelle fois répondu à la répression croissante par une résistance collective.
La 79e semaine de la campagne des Mardis Non aux exécutions intervient seulement deux jours après les exécutions soudaines et secrètes de deux prisonniers politiques — Mehdi Hassani et Behrouz Ehsani Eslamlou — dans la prison de Ghezel Hessar. Leurs exécutions ont été menées sans avertissement préalable à leurs familles et en totale violation des normes de procès équitable, déclenchant une vague de condamnations en Iran et à l’étranger.
La campagne se poursuit dans un contexte de violence étatique croissante, notamment avec le transfert punitif de Saeed Massouri, l’un des plus anciens prisonniers politiques d’Iran et figure emblématique de la résistance, vers la prison de Zahedan — une mesure largement perçue comme une représaille.
Dans une déclaration conjointe, les prisonniers protestataires ont qualifié ces récentes actions de « tentative délibérée d’anéantir le noyau du mouvement de résistance contre les exécutions ». Ils ont toutefois réaffirmé que, malgré la répression généralisée, le mouvement persiste avec résilience, espoir et détermination inébranlable.
Les prisonniers politiques ont condamné l’assaut brutal contre la prison de Ghezel Hessar et les récentes exécutions, y voyant un signe évident de « la panique du régime iranien face à l’aggravation des crises internes et à la pression internationale ». Ils ont appelé le public et les instances internationales à amplifier la voix contre les exécutions et à soutenir la campagne en cours.

La voix des familles : « Les exécutions, l’exil et la répression ne nous réduiront plus au silence »
Lors de cette 79e semaine de la campagne des Mardis Non aux exécutions, les familles de prisonniers politiques ont également joué un rôle important, organisant des manifestations publiques dans plusieurs villes pour exprimer leur solidarité avec le mouvement.
Ces familles — qui endurent depuis des années l’incertitude, la privation et la souffrance — sont devenues des figures centrales pour porter le message « Non à l’exécution ». Arborant les photos de leurs proches et des pancartes avec des slogans tels que :
• « Non à l’exécution »
• « Libérez les prisonniers politiques »
• « Soutenez les Mardis Non aux exécutions »
Elles ont réaffirmé que leurs voix ne seraient plus réduites au silence.
Les familles de prisonniers comme Vahid Bani-Amerian, Pouya Ghobadi et Akbar Danechvarkar ont participé aux rassemblements, attirant l’attention du public sur les conditions épouvantables dans les prisons, les tortures continues, l’exil forcé et l’isolement systématique des détenus.





















