Convocation et détention de militantes civiles sous de faux prétextes en Iran
Le pouvoir judiciaire du régime a convoqué et arrêté des militantes civiles, dont l’enseignante à la retraite Zeinab Hamrang, l’avocate à la retraite Guiti Pourfazel, et Zahra Rahimi, directrice exécutive de l’ONG Imam Ali, les 5 et 6 septembre 2020 à Téhéran.
Guiti Pourfazel, avocate à la retraite, a été arrêtée le 6 septembre 2020, après avoir comparu devant le tribunal d’Evine. Elle a été transférée au quartier des femmes de cette prison pour y purger sa peine de 27 mois (2 ans et 3 mois).

Zeinab Hamrang a été arrêtée et transférée à la prison d’Evine pour y purger sa peine. Mme Hamrang a été arrêtée la semaine dernière lors d’un déplacement dans la province d’Azerbaïdjan occidental et a été transférée à la prison d’Evine le 5 septembre 2020, cinq jours plus tard.
L’enseignante à la retraite avait auparavant été condamnée par le tribunal révolutionnaire à 6 ans de prison. Les charges retenues contre cette militante civile comprennent « conspiration et propagande contre l’Etat ».
Convocation et détention de militantes civiles sous de faux prétextes en Iran
Mme Hamrang, âgée d’environ 50 ans, a été arrêtée par les forces de sécurité à son domicile le 12 janvier 2020, en même temps que sa fille. Elle a ensuite été transférée au tribunal d’Evine. Elle a finalement été libérée sous caution quelques temps plus tard. Zeinab Hamrang-Seyed-Biglou vit à Téhéran mais est originaire de la ville de Moghan dans la province d’Ardebil.
Zahra Rahimi, la directrice générale de l’ONG Imam Ali, a été arrêtée le 6 septembre 2020, après avoir comparu devant le tribunal d’Evine. Elle a été libérée sous caution et transférée en quarantaine à la prison d’Evine. Elle a été détenue pour ne pas avoir payé sa caution. Elle avait déjà été citée à comparaître le 15 août 2020 en tant que militante accusée. Elle a été convoquée pour la deuxième fois au tribunal d’Evine, pour fournir une explication, le 1er septembre 2020. Zahra Rahimi s’est vu refuser le droit à un avocat au tribunal, alors que sa convocation indiquait qu’elle pouvait se présenter avec son avocat.
La prisonnière politique Elham Khamseh est détenue à la prison d’Evine depuis environ 3 semaines. Elle a été condamnée à 2 ans de prison par le tribunal révolutionnaire pour « outrage au guide suprême ». Quadragénaire, Elham Khamseh habite à Téhéran.
En août et en septembre, nous avons assisté à une augmentation des menaces et à une pression écrasante sur les prisonnières en pleine déferlante de peines sévères. Les convocations et les détentions de militantes civiles, et de militantes d’organisations caritatives, sont en augmentation. Les exemples mentionnés ci-dessus sont tirés des nouvelles publiées en deux jours seulement, les 5 et 6 septembre 2020.




















