En août 2026, des informations font état d’une intensification des pressions judiciaires et sécuritaires contre deux prisonnières politiques, Masoumeh Azhini et Masoumeh Sarbanzadeh, détenues respectivement dans les prisons de Gorgan et de Dowlatabad à Ispahan. Malgré le versement de cautions ou des motifs de santé, le régime clérical maintient ces femmes dans un flou juridique total et leur refuse toute permission de sortie, illustrant le harcèlement continu contre les familles en quête de justice en Iran.
Masoumeh Azhini maintenue dans l’incertitude à la prison de Gorgan malgré sa caution
Masoumeh Azhini, prisonnière politique de 63 ans et militante pour la justice des victimes du massacre de 1988, demeure dans une impasse judiciaire à la prison de Gorgan après plus de 140 jours (quatre mois) de détention.
Mme Azhini a été arrêtée le 4 avril 2026. Elle avait précédemment quitté Téhéran pour s’installer dans la périphérie de Gorgan en raison de pressions constantes, avant d’être interpellée par les forces de sécurité et transférée vers un lieu inconnu. Bien que le parquet de Gorgan ait fixé une caution pour sa mise en liberté provisoire et que sa famille ait réuni la somme requise, les autorités s’opposent toujours à sa libération.
Masoumeh Azhini est la sœur de Mahmoud Azhini, l’un des martyrs exécutés lors du massacre de l’été 1988. Elle avait déjà été arrêtée en 2019 pour avoir réclamé justice pour son frère et avait purgé une peine d’un an à la prison de Fardis, à Karaj. Suite à sa libération, elle est restée sous surveillance constante, faisant face à de multiples convocations et menaces de la part des services de renseignement.
Masoumeh Sarbanzadeh privée de permission à la prison d’Ispahan
Selon une autre information, Masoumeh Sarbanzadeh, 50 ans, résidente de Najafabad, purge une peine de cinq ans à la prison de Dowlatabad, à Ispahan.
Mme Sarbanzadeh a été arrêtée aux côtés de l’une de ses filles par les forces de sécurité à Najafabad en juillet 2025, durant la « guerre de 12 jours ». Au terme de la procédure judiciaire, sa fille a été acquittée de toutes les charges et libérée. Cependant, Mme Sarbanzadeh a été condamnée à cinq ans de prison par les autorités judiciaires pour des motifs incluant la « formation d’un groupe dans l’intention de troubler la sécurité nationale ».
D’après une source informée proche de la famille de cette prisonnière politique, Masoumeh Sarbanzadeh, qui est la mère de deux filles âgées d’environ 14 et 18 ans, se voit refuser tout droit à une permission de sortie médicale ou temporaire, bien qu’elle ait déjà passé plus d’un an en détention et en emprisonnement.



















