CNRI Femmes – La militante civile Leila Tirandari est en grève de la faim depuis 22 jours en Iran, depuis son arrestation le 28 décembre 2019 à Sanandaj, capitale de la province du Kurdistan iranien.
Leila Tirandari a perdu beaucoup de poids et sa tension artérielle a chuté. Elle refuse de prendre ses médicaments depuis qu’elle a entamé sa grève de la faim, ce qui a entraîné une détérioration de sa condition physique. Leila Tirandari avait subi une opération des reins deux semaines avant d’être arrêtée.
Mme Tirandari est interrogée au centre de détention du Département du renseignement de Sanandaj, pendant la journée, avant d’être ramenée au Centre de réhabilitation (prison pour femmes) la nuit.
Dans un appel téléphonique à sa famille après son arrestation, elle a dit qu’elle subissait des pressions pour faire des aveux forcés et qu’elle avait entamé une grève de la faim en signe de protestation.
Le mari de Mme Tirandari a également été arrêté par les forces de sécurité le 17 décembre 2019. Sa détention de deux mois a encore été prolongée.

Une enseignante militante arrêtée
Une enseignante militante a été arrêtée à Téhéran le 12 janvier 2020. Zeinab Hamrang enseigne dans un lycée du 18ème arrondissement de Téhéran. Quatre hommes des forces de sécurité, accompagnés d’une femme, se sont rendus à son domicile et l’ont arrêtée après avoir saccagé la maison. Les agents ont également arrêté la fille de Zeinab mais l’ont libérée la nuit.
14 manifestants arrêtées
Quatorze participants aux manifestations d’Amol, dans le nord de l’Iran, contre le tir de missiles des pasdarans ayant abattu un avion de ligne ukrainien ont été arrêtés. Parmi eux se trouvent cinq femmes. Quelques jours après leur arrestation, aucune information n’est disponible sur leur sort ou leur localisation.
Des personnes arrêtées ont été brutalisées au moment de leur interpellation et ont dû être emmenées à l’hôpital, mais elles ont été transférées de l’hôpital à un centre de détention au bout seulement d’une journée.
L’interrogateur chargé de cette affaire, Rahim Rostami, a adopté une attitude offensante envers les familles des personnes arrêtées et ne leur a donné aucune information sur le lieu où se trouvent les détenus. Certaines des familles ont été menacées de voir la détention de leurs proches se prolonger s’ils s’adressaient à la presse.




















