Zeinab Moayyedi : une vie fauchée au soulèvement de 2026
Zeinab Moayyedi, affectueusement surnommée « Mahboubeh » par ses proches, était née en 1998 et résidait à Shaft, dans la province du Guilan, au nord de l’Iran. Elle est tombée en martyre le soir du jeudi 8 janvier 2026, après avoir été la cible de tirs des forces de répression du régime lors du soulèvement national à Shaft.
Ce soir-là, alors qu’elle rentrait chez elle avec son mari, Zeinab a remarqué un manifestant blessé qui perdait son sang dans la rue. Elle a immédiatement retiré son écharpe pour panser la plaie de la victime et stopper l’hémorragie. C’est à cet instant précis qu’elle a été atteinte à la cuisse gauche par un tir direct à balles réelles et grièvement blessée.
Son mari l’a transportée d’urgence à l’hôpital, où elle a été admise dans l’unité de soins intensifs. Alors que son taux d’hémoglobine chutait à un niveau critique de trois, nécessitant une transfusion sanguine immédiate, des agents de sécurité et des forces des Gardiens de la révolution présents sur les lieux ont empêché par la force le personnel médical d’administrer le sang. Privée de cette intervention vitale durant la « fenêtre d’or » du traitement, Zeinab a succombé à un choc hémorragique sévère.
À la suite de son décès, le régime clérical a exercé une pression intense sur la famille de Zeinab pour qu’elle l’identifie faussement comme membre de la milice du Bassidji. Cependant, ses proches ont résisté avec fermeté à la machine de propagande du pouvoir, refusant de travestir la vérité sur son sacrifice pour la liberté.



















