En août 2026, la Cour suprême du régime iranien a confirmé la condamnation à mort d’Arghavan Fallahi, une prisonnière politique de 25 ans et partisante de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI). Cette sentence avait été initialement prononcée le 1er juillet de cette année par la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, sous la présidence du juge Abolqasem Salavati, pour le chef d’inculpation de « baghy » (rébellion armée).
Notifiée par l’intermédiaire de son avocat, cette décision de la plus haute instance judiciaire rend son exécution désormais imminente.
La confirmation de la condamnation à mort d’Arghavan Fallahi intervient en dépit d’une vague internationale de protestations et de condamnations au cours des dernières semaines. Plus de 4 000 personnalités politiques, juridiques et sociales issues de 62 pays répartis sur cinq continents ont signé une déclaration conjointe exprimant leur opposition explicite à ce verdict. Parmi les signataires figurent 172 personnalités politiques de premier plan, dont des parlementaires européens et nationaux, d’anciens ministres et des élus locaux.
Les signataires ont insisté sur le fait qu’aucun individu ne devrait être condamné à mort pour avoir soutenu ou exprimé des opinions politiques dissidentes, exhortant la communauté internationale à agir immédiatement pour stopper l’application de la condamnation à mort d’Arghavan Fallahi et d’autres prisonniers politiques. Néanmoins, l’appareil judiciaire iranien, faisant fi des appels internationaux en faveur des droits humains et des violations documentées de la procédure régulière, a maintenu le verdict sans modification.
Arghavan Fallahi avait été arrêtée une première fois le 4 novembre 2022, aux côtés de son père et de son frère à Chiraz. Après avoir enduré un an et quatre mois d’emprisonnement, elle avait été libérée sous caution en mars 2024. Elle fut de nouveau interpellée le 25 janvier 2025 dans la ville de Parand et transférée au quartier 241 de la prison d’Evin.
Elle a passé environ cinq mois à l’isolement cellulaire, soumise à des interrogatoires intensifs et à des tortures physiques et psychologiques. Suite au bombardement et à l’évacuation de la prison d’Evin, elle avait été transférée à l’isolement dans la prison de Fashafouyeh (Grande prison de Téhéran) avant d’être réintégrée au quartier des femmes d’Evin, où elle est actuellement incarcérée.
La commission des Femmes du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) appelle les Nations unies, les organisations internationales concernées et les organismes de défense des droits humains à prendre des mesures urgentes pour sauver la vie d’Arghavan Fallahi et des autres condamnés à mort. La commission des Femmes du CNRI réitère son appel à l’envoi d’une mission d’enquête internationale pour visiter les prisons iraniennes et rencontrer les prisonniers politiques.




















