Un tribunal iranien a condamné une chanteuse de musique classique à quatre ans de prison, simplement pour avoir interprété de la poésie.
Le mercredi 19 août 2026, Hiva Seyfizadeh a annoncé dans un message vidéo qu’un tribunal de première instance avait prononcé cette peine de quatre ans en vertu de l’accusation fabriquée par le régime « d’incitation à la corruption et à la prostitution ». Protestant contre ce verdict oppressif, la chanteuse a souligné que son seul geste avait été de chanter quelques vers de poèmes classiques de Saadi.
Cette peine sévère s’inscrit dans une répression violente des activités artistiques des femmes. Dans la soirée du jeudi 27 février 2025, les forces de sécurité répressives ont fait une descente lors d’un événement organisé au lieu culturel « Emarat-e Rooberoo », à Téhéran. Durant cette descente, des agents ont arrêté Hiva Seyfizadeh, la direction du lieu, ainsi que plusieurs personnes présentes, interrompant brutalement le spectacle. Elle a été libérée sous caution après deux jours, mais la police de sécurité publique du régime a confisqué et bloqué sa page Instagram.

Interdire les concerts, arrêter des artistes et emprisonner une chanteuse sous prétexte de « promouvoir la corruption » ne sont qu’une partie de la répression systématique exercée par le régime des mollahs contre les femmes. Pourtant, la détermination des femmes iraniennes à poursuivre leur résistance artistique malgré des risques constants illustre le défi croissant qu’elles opposent aux impositions forcées du régime et à ses violations flagrantes des droits humains.



















