En juin 2026, le régime clérical intensifie sa politique d’arrestation arbitraire à l’encontre des femmes, comme en témoignent les cas de Faezeh Salehabadi, Hanieh Sarborzi et Kobra Narouei. À la prison de Vakilabad, à Machhad, et dans la province de Kerman, les autorités multiplient les condamnations et les détentions sans fondement légal. Sous couvert de l’accusation de « Baghy-e » (rébellion armée) ou par la prise d’otages de proches, Téhéran cherche à paralyser la contestation née du soulèvement national.
Faezeh Salehabadi condamnée à un an et trois mois de prison
Faezeh Salehabadi, détenue à la prison de Vakilabad, à Machhad, a été condamnée par le tribunal révolutionnaire de la ville à une peine d’un an et trois mois de réclusion.
Sa mise en liberté a été conditionnée au versement d’une caution astronomique de quatre milliards de tomans. Jusqu’à présent, sa famille n’a pas été en mesure de réunir une telle somme. Les poursuites judiciaires contre Mme Salehabadi ont été déclenchées à la suite d’une simple « story » publiée sur son compte Instagram. Elle avait été interpellée à son domicile par les forces de sécurité le 9 février 2026.
Hanieh Sarborzi maintenue dans un flou juridique depuis plus de 40 jours
Plus de 40 jours se sont écoulés depuis l’arrestation d’Hanieh Sarborzi, une femme de 30 ans originaire de Machhad. Interpellée dans le sillage des dossiers liés aux manifestations de janvier 2026, elle est actuellement incarcérée à la prison de Vakilabad.
Mère d’un jeune enfant, Hanieh Sarborzi est privée de tout contact téléphonique et de visites familiales depuis son interpellation. Le principal chef d’inculpation retenu contre elle est le « Baghy-e » (rébellion armée), l’une des accusations les plus graves du code pénal du régime clérical. Cette charge est passible de peines extrêmement lourdes, pouvant aller jusqu’à l’exécution.
Kobra Narouei arrêtée avec son enfant d’un an
Le 20 juin 2026, Kobra Narouei, 37 ans, et son fils d’un an, Saman Narouei, ont été arrêtés lors d’un raid des forces de sécurité gouvernementales à leur domicile du village d’Heydarabad, dans le département de Roudbar-e Jonoub (province de Kerman). Ils ont ensuite été transférés vers un lieu inconnu.
Cette arrestation est intervenue après que les agents n’ont pas trouvé son mari, Mahmoud Narouei, à leur résidence. La mère et l’enfant ont été pris en otages dans le but manifeste de contraindre le père à se rendre aux autorités.



















