En juin 2026, la situation des détenues à la prison de Langroud, à Qom, s’aggrave de manière alarmante. Arrêtées lors des manifestations nationales de janvier 2026, ces prisonnières politiques, parmi lesquelles figurent des mineures de moins de 18 ans, sont maintenues dans un flou juridique total et privées de soins médicaux essentiels. Ce centre pénitentiaire de Qom est devenu l’un des principaux lieux de répression en Iran, où l’insalubrité, l’isolement et l’absence de procédure régulière servent d’outils de pression systématiques contre les opposantes au régime.
D’après des informations de presse, le sort des détenues à la prison de Langroud ne cesse de se détériorer. Cet établissement est désormais identifié comme l’un des centres majeurs de regroupement pour les citoyennes interpellées dans le sillage du soulèvement national de janvier 2026.
Une incertitude judiciaire pour les prisonnières politiques
Un grand nombre de prisonnières politiques sont actuellement incarcérées à Langroud, incluant des jeunes femmes et même des adolescentes de moins de 18 ans. La majorité de ces détenues se trouve dans une impasse légale préoccupante. Les chefs d’inculpation incluent la participation aux manifestations nationales, l’organisation de rassemblements, la direction de cortèges de rue ou la dégradation de bâtiments officiels. Toutefois, peu d’informations précises filtrent concernant le statut juridique de ces prisonnières ou l’avancement de leurs dossiers respectifs.
Une part considérable de ces détenues est âgée de moins de 20 ans, ce qui renforce l’inquiétude des observateurs. Le maintien en cellule de mineures dans des conditions de vie inadaptées, conjugué à une attente interminable avant tout procès, soulève des questions humanitaires graves. Les défenseurs des droits de l’enfant insistent régulièrement sur le fait que les mineures de moins de 18 ans doivent bénéficier de mesures de protection spéciales, leur incarcération prolongée ne pouvant être justifiée que dans des circonstances exceptionnelles.
Privation de droits et conditions de vie déplorables à Qom
Parallèlement, de nombreuses prisonnières politiques de la prison de Langroud sont privées des installations de base et des services de bien-être élémentaires. Un nombre important de ces détenues n’a bénéficié d’aucune permission de sortie, même de courte durée, depuis plusieurs mois.
L’insuffisance des infrastructures sanitaires, l’accès restreint aux soins médicaux, la pression psychologique intense résultant de l’absence de perspectives juridiques et la rudesse générale de l’environnement carcéral constituent les défis quotidiens de ces prisonnières politiques. À Qom, cette politique de privation vise manifestement à briser la détermination des femmes engagées dans la lutte pour les droits humains et la liberté en Iran.




















