Le dimanche 21 juin 2026, la deuxième journée de la conférence Iran Libre 2026, intitulée « Soutien à l’alternative démocratique », s’est tenue au siège du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) à Auvers-sur-Oise, en France. Cet événement d’envergure internationale a rassemblé des dizaines de personnalités politiques, d’anciens responsables gouvernementaux, des parlementaires et des défenseurs des droits humains venus du monde entier pour soutenir le droit du peuple iranien à l’autodétermination. Les participants ont réaffirmé leur adhésion au plan en 10 points de Maryam Radjavi, le considérant comme la feuille de route indispensable pour l’établissement d’une république laïque et démocratique en Iran.
Évoquant les restrictions de dernière minute imposées par les autorités françaises à un grand rassemblement qui devait se tenir à Paris, les orateurs ont condamné la politique de complaisance de l’Occident envers le régime clérical. Ils ont appelé à l’inscription du Corps des Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes et ont rejeté tout retour à une dictature héréditaire. Lors de cette session, une délégation du Royaume-Uni a remis à Mme Radjavi un registre contenant les signatures de 3 000 parlementaires du monde entier en soutien au gouvernement provisoire du CNRI.

Le changement en Iran par la force de la Résistance sur le terrain
Mme Maryam Radjavi a ouvert son allocution en saluant les manifestants :
« Je salue les dizaines de milliers d’Iraniens qui se sont rendus hier place Vauban et dans les environs, à Paris, pour leur manifestation, avant de se heurter à une interdiction injustifiée. Je les salue, en particulier la jeune génération dont la voix a été entendue dans le monde entier. »
« Les vestiges du régime ont cherché, par des tractations de coulisses, à étouffer cette voix. Mais leur parole, la voix la plus légitime de l’Iran, a résonné au cœur de Paris plus puissamment que jamais. Heureusement, le peuple français et ses honorables représentants ont démontré qu’ils s’opposent à la politique de concession au régime et qu’ils se tiennent aux côtés de cette Résistance, du CNRI et des Unités de résistance. »
Dans une autre partie de son discours, Mme Radjavi a déclaré : « Notre message est le suivant : non à la guerre, non à la complaisance et non aux négociations sans fin qui se sont poursuivies jusqu’à aujourd’hui. Mais oui au soulèvement, oui à la liberté du peuple iranien par le soutien à sa Résistance indépendante pour renverser ce régime impitoyable. »
Mme Radjavi a ensuite posé la question : « Quelle est la solution à la crise ? » avant de souligner : « La seule issue est le changement de régime, et ce changement est possible grâce au soulèvement du peuple et à sa résistance organisée. Le point central est celui-ci : le changement en Iran nécessite une force capable de l’accomplir. Il faut une force capable de lutter sous la répression la plus féroce, une force capable de se tenir aux côtés de l’insurrection populaire et d’écarter les Gardiens de la révolution du chemin des Iraniens. »
Témoignages de solidarité internationale
Dr Ramesh Sepehrrad – Universitaire et experte en cybersécurité :
« Soyons clairs : aucune interdiction, aucune menace et aucune politique de complaisance ne peut arrêter le mouvement Free Iran. Notre message est limpide. Nous sommes réunis pour les prisonniers politiques, pour exiger la fin des exécutions, pour les femmes qui sont à l’avant-garde du changement et pour les jeunes qui manifestent dans les rues. Nous sommes aussi là pour les familles des suppliciés et pour les diverses communautés ethniques qui rejettent les deux dictatures, celle du chah et celle des mollahs. »
Anneli Jäätteenmäki, première femme Première ministre de Finlande (2003) :
« Les dictatures sont tombées, et cela arrivera aussi en Iran. Nous ne savons pas quand, mais cela pourrait se produire rapidement car son heure est venue. Je crois en un Iran libre, en Mme Maryam Radjavi et en son plan en 10 points. Cette voie offre une feuille de route vers un pays sûr et démocratique. Un jour, tôt ou tard, nous verrons un système dirigé par Mme Radjavi. »
Dr Margot Kaessmann, évêque et présidente de l’Église évangélique d’Allemagne (2009) :
« Je tiens à exprimer ma solidarité avec tous ceux qui luttent pour un Iran démocratique. Je suis profondément impressionnée par le plan en 10 points de Mme Radjavi, notamment la séparation de la religion et de l’État et l’égalité entre les femmes et les hommes. Il s’agit d’êtres humains et d’espoir. J’espère qu’un jour nous pourrons nous rencontrer dans un Iran libre. »
Ingrid Betancourt, sénatrice et ancienne candidate à la présidence de la Colombie :
« Si les sociétés libres sont incapables de défendre leurs principes lorsqu’ils sont menacés n’importe où dans le monde, ces mêmes menaces finiront par revenir dans leurs propres pays. L’histoire nous enseigne que la peur, la complaisance et la complicité ont un coût qui se paie souvent en vies humaines. Seul le peuple iranien peut renverser cette tyrannie. Exiger que son droit à la lutte soit reconnu est fondamental. »

Karla Sands, ambassadrice des États-Unis au Danemark (2017-2021) :
« Le CNRI, sous la direction de Mme Maryam Radjavi, offre une véritable alternative démocratique. Son brillant plan en 10 points trace une voie claire pour l’avenir. C’est un plan de transition pratique qui se concrétise déjà, et le meilleur exemple en est le leadership des femmes au sein de sa structure. La communauté internationale et les États-Unis doivent soutenir cette Résistance. »
Linda Chavez, ancienne directrice des relations publiques de la Maison-Blanche :
« Le discours de Mme Radjavi reflète une approche optimiste. Elle a raison de souligner que la liberté ne peut pas être imposée par des bombardements extérieurs. Ce qui doit arriver, c’est que le peuple iranien se soulève et se batte pour lui-même. Je sais que toutes les personnes présentes ici, à Achraf et dans l’exil, veulent que cet objectif soit atteint. »
Mahan Taraj, avocat iranien et représentant de l’Association des jeunes Iraniens en France :
« Nous sommes unis dans la conviction que le peuple d’Iran mérite une république basée sur la séparation de la religion et de l’État. Le sang versé le 20 juin ne l’a pas été en vain ; il vit en chaque personne qui refuse de se soumettre à la tyrannie. Nous ne resterons pas silencieux jusqu’à l’aube d’une république libre en Iran. »

Autres personnalités présentes au sommet
Parmi les autres personnalités ayant pris la parole lors de la deuxième journée du sommet Iran Libre 2026 figuraient :
- Général James L. Jones, ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis (2009-2010).
- Keith Kellogg, envoyé spécial des États-Unis pour l’Ukraine et la Russie.
- Bob Blackman, député au Parlement britannique et président du Comité britannique pour la liberté de l’Iran.
- Sir Liam Fox, ancien secrétaire d’État à la Défense du Royaume-Uni (2010-2011).
- David Jones, ancien ministre du gouvernement britannique pour le Pays de Galles (2012-2014).
- Louis Freeh, ancien directeur du Bureau fédéral d’enquête (FBI) (1993-2001).
- Général Tod D. Wolters, ancien commandant suprême des forces alliées en Europe (OTAN).
- Geir H. Haarde, ancien Premier ministre d’Islande (2006-2009).
- Íñigo Fernández García, sénateur d’Espagne.
- Ambassadeur Robert Joseph, ancien sous-secrétaire d’État américain au contrôle des armements et à la sécurité internationale.
- Lincoln P. Bloomfield Jr., ancien secrétaire d’État adjoint américain pour les affaires politico-militaires.
- Struan Stevenson, ancien membre du Parlement européen (1999-2014).
- Paulo Casaca, ancien membre du Parlement européen (1999-2009).
Un compte-rendu plus détaillé des discours de cette session peut être consulté sur le site de la commission des Affaires étrangères du Conseil national de la résistance iranienne.



















