En juin 2026, la justice iranienne a condamné Tayyebeh Nazari Makiabadi, une mère en quête de justice et enseignante retraitée, à une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme à Machhad.
Cette sentence, prononcée par le tribunal révolutionnaire, cible la mère de l’avocate Maryam Arvin, décédée dans des circonstances suspectes après son incarcération lors des manifestations de 2022. Résidente de Sirjan, dans la province de Kerman, Mme Nazari a été reconnue coupable de « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale » et de « propagande contre l’État » en raison de son militantisme pacifique et de ses activités sur les réseaux sociaux.
Selon le verdict du tribunal, les chefs d’inculpation retenus contre Tayyebeh Nazari reposent sur plusieurs actes jugés subversifs par le pouvoir : son déplacement de Sirjan à Machhad, sa participation à des rassemblements de protestation en réponse à des appels diffusés en ligne, son activité soutenue sur les plateformes numériques et le fait d’avoir scandé des slogans contestataires.

Arrestation lors d’une cérémonie commémorative à Machhad
Tayyebeh Nazari a été interpellée le 12 décembre 2025, au cours d’un raid des forces de sécurité mené contre une cérémonie commémorative marquant le septième jour suivant le décès de Khosrow Alikurdi, un avocat kurde, à Machhad. Au moins 40 militants politiques et membres de familles en quête de justice pour les victimes ont également été détenus lors de cet événement.
L’acharnement judiciaire contre Mme Nazari s’inscrit dans une stratégie de harcèlement visant les proches des victimes du régime. Sa fille, Maryam Arvin, était une jeune avocate arrêtée à Sirjan lors du soulèvement national de 2022 pour avoir assuré la défense juridique de manifestants détenus. Maryam Arvin est décédée peu après sa libération temporaire dans des conditions que sa famille et ses proches collaborateurs ont qualifiées de hautement suspectes.





















