En ce mois de juin 2026, à la prison d’Evin à Téhéran, la prisonnière politique âgée Parvin Mirasan, 69 ans, se trouve dans un état critique, luttant contre la maladie de Parkinson et de graves troubles cardiaques. Arrêtée à Chiraz en 2022 lors des manifestations nationales, elle se voit refuser toute libération conditionnelle ou permission de sortie médicale malgré l’urgence de sa situation et une peine qui arrive à son terme dans trois mois. Son cas illustre le harcèlement systématique du régime clérical contre les opposants vieillissants et malades.
L’état physique de Mme Mirasan est jugé profondément préoccupant. En plus de la maladie de Parkinson, ses problèmes cardiaques se sont aggravés ces derniers mois. Des douleurs articulaires sévères, des tremblements persistants et des troubles de l’équilibre limitent désormais considérablement sa capacité à marcher et à accomplir les gestes de la vie quotidienne.
Elle souffre également de diabète et d’adhérences intestinales. En dépit de ce tableau clinique alarmant et de son âge avancé, les autorités judiciaires n’ont approuvé aucune de ses demandes de sortie, la maintenant dans un environnement carcéral inadapté à ses besoins médicaux.
Qui est Parvin Mirasan ?
Née en 1957, Parvin Mirasan a traversé des épreuves personnelles douloureuses, ayant perdu ses deux fils alors qu’ils étaient encore jeunes. Sa fille unique réside actuellement à l’étranger.
Le calvaire Parvin souffrant aussi de la maladie de Parkinson judiciaire a débuté le 4 novembre 2022 à Chiraz, où elle a été interpellée par des agents du renseignement affiliés au Corps des Gardiens de la révolution. D’abord incarcérée à la prison d’Adelabad, elle a été transférée à Téhéran en février 2023. Après avoir subi une phase d’interrogatoires, elle a été intégrée au quartier des femmes de la prison d’Evin le 19 mars 2023.
Après 17 mois d’incertitude sans décision judiciaire définitive, cette prisonnière politique a finalement été condamnée en avril 2024 par le tribunal révolutionnaire de Téhéran. Sa peine de quatre ans de prison repose sur les chefs d’accusation classiques de « rassemblement et collusion » et de « propagande contre l’État », utilisés par le pouvoir pour criminaliser toute forme de dissidence.



















