Le mardi 2 septembre 2025, le siège central du ministère de l’Éducation des mollahs à Téhéran a été le théâtre d’une manifestation conjointe de deux groupes : les enseignants retraités et les instructeurs du Mouvement pour l’alphabétisation (Nehzat-e Savad Amouzi).
Les femmes éducatrices ont joué un rôle central dans ces protestations, représentant la majorité des participants.
Les enseignants retraités — en particulier ceux qui ont quitté le service en 2023 — ont scandé des slogans tels que : « Arrêtez de dire qu’il n’y a pas de fonds ; nous sommes fatigués des promesses creuses », exigeant le paiement immédiat des ajustements salariaux en retard dans le cadre du plan de classement, des arriérés bloqués depuis plus de quatre ans.

Parallèlement, les instructeurs du Mouvement pour l’alphabétisation se sont rassemblés pour la troisième journée consécutive, réclamant que le ministère publie enfin les règlements tant attendus qui garantiraient leurs droits en tant qu’enseignants à temps partiel. Ils ont averti que la persistance du mépris de leurs revendications viole non seulement les droits fondamentaux des enseignants, mais risque aussi de plonger davantage le système éducatif dans la crise.
La convergence de ces manifestations a montré une fois de plus que les éducateurs d’Iran — retraités comme actifs, et en particulier les femmes — restent à l’avant-garde de la défense des droits professionnels et éducatifs, refusant d’accepter le silence et l’inaction des autorités.




















