Le mercredi 20 novembre, près de 7 000 enseignants retraités, dont des milliers de femmes, ont convergé de tout le pays devant le parlement du régime iranien à Téhéran et ont organisé une puissante manifestation.
Leur rassemblement a mis en lumière la mise en œuvre injuste du plan de classement des enseignants et l’exclusion de 90 % des avantages liés au classement des pensions de retraite.
Portant des banderoles et chantant avec ferveur, les manifestants ont exigé des réformes immédiates. Ils ont dénoncé l’application partielle des lois par le régime, qui, selon eux, a réduit leurs pensions et perpétué les inégalités salariales.
Des chants d’angoisse et de résistance
La manifestation a résonné de slogans qui traduisent la frustration et la détermination des manifestants :
« Malheur à toutes ces injustices flagrantes ! »
Notre cri au gouvernement : « Honte à vous ! Honte à vous ! »
« Fonctionnaires, ayez honte ! Arrêtez de voler nos salaires ! »
« Gouvernement menteur, qu’est-il advenu de vos promesses ? »
Ces cris reflètent un profond mécontentement face aux promesses non tenues et un besoin urgent de changement systémique.

Une lutte contre la pauvreté et la négligence
Les enseignants retraités sont confrontés à de sombres réalités économiques, leurs pensions ne représentant qu’un quart du seuil de pauvreté officiel. De nombreux manifestants ont partagé des récits poignants de leurs luttes, révélant que leurs maigres pensions couvrent à peine les besoins de base pour une semaine.
Des photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des retraités endurant des nuits glaciales dans les parcs de Téhéran, après être venus de plusieurs villes pour participer à la manifestation. Cette détermination souligne l’urgence de leurs revendications et la gravité de leur situation.

Priorités mal placées : La richesse d’une nation dilapidée
Les manifestants ont dénoncé l’incapacité du régime à donner la priorité à son peuple, l’accusant de détourner des ressources vers des conflits régionaux et de soutenir le terrorisme. Ils ont souligné que ces politiques, au lieu de s’attaquer aux crises intérieures de l’Iran, exacerbent les griefs de la population.

Une marée montante de résistance
La protestation des enseignants est l’une des nombreuses manifestations qui ont eu lieu récemment en Iran et qui témoignent d’une escalade de l’agitation. Les experts estiment que le régime approche de son point de rupture et que le mécontentement croissant de la population ouvre la voie à d’éventuels soulèvements nationaux.
Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), a salué le courage des enseignants :
« Les protestations continues et l’unité de tous les secteurs de la société iranienne ont acculé le régime clérical corrompu. Ces manifestations font écho à des années de souffrances accumulées qui ne peuvent être soulagées qu’en se soulevant et en renversant le régime des mollahs ».




















