L’exil numérique et la défiance des lycéens iraniens
Bienvenue dans un nouvel épisode des podcasts du comité des femmes du Conseil national de la résistance iranienne. Aujourd’hui, on se penche sur des événements vraiment frappants de ce début de mois de juin 2026. Oui, on parle d’un soulèvement massif mené par la génération Z qui touche actuellement plus d’une vingtaine de villes iraniennes. Exactement et ce qui est fascinant, si on peut dire, c’est le déclencheur de tout ça, une simple réforme d’examen. Le fameux concours oui, l’examen d’entrée à l’université.
C’est ça, en fait ils ont intégré un système de contrôle continu, ce qu’on appelle le JPA. Pour donner une image, c’est un peu comme si on changeait les règles d’un marathon à 100 mètres de l’arrivée. Ouais une très bonne analogie. Genre on annonce soudainement que seuls les coureurs qui ont les moyens de s’acheter une marque d’eau de luxe auront le droit de franchir la ligne. C’est tout à fait ça.
Parce que en fait les sources montrent clairement comment cet impact du JPA fonctionne sur le terrain. Ah oui avec les lycées privés c’est ça. Voilà en intégrant les notes accumulées au lycée dans le résultat final, la loi rend l’accès aux tuteurs privés et aux écoles d’élite totalement indispensables. Donc ça favorise ouvertement les familles aisées. Absolument et mathématiquement ça détruit la mobilité sociale des classes populaires.
Elles ne peuvent tout simplement pas rivaliser financièrement. Ce qui génère une anxiété terrible surtout avec un marché du travail déjà hyper restreint et ces règles qui n’arrêtent pas de changer. Exactement. Mais du coup en lisant les rapports, il y a ce slogan qui m’a marqué, je cite, nous avons entendu beaucoup de promesses, mais n’avons vu aucune justice. C’est un slogan très fort oui.
Ça donne vraiment l’impression que la colère dépasse largement la question d’un simple barème scolaire. Que ce n’est pas le système tout entier qui est rejeté Les documents confirment totalement cette lecture. L’examen au final ce n’est qu’un catalyseur. La goutte d’eau en gros. Voilà, on observe un glissement frappant, on passe d’un grief éducatif à une défiance nationale globale.
La jeunesse réalise que cette réforme n’est pas une simple maladresse bureaucratique. C’est une barrière voulue. Exactement, une barrière structurelle qui verrouille leur avenir. C’est le rejet d’un statu quo inéquitable par toute une génération. Et face à ça, la réponse de l’État est juste féroce.
Si on regarde le quotidien Charc du 31 mai 2026, les détails de la répression sont glaçants. Oui, la répression s’abat sur de multiples institutions de prestige. Ouais, à l’université Sharif, les expulsions se multiplient, à l’université nationale, ils ont carrément coupé les portails numériques de dizaines d’étudiants. Et n’oublions pas l’université de Téhéran où entre 150 et 200 étudiants ont été forcés de rédiger des lettres de défense. C’est fou.
Ce qui est crucial ici, c’est d’analyser le mécanisme. Les autorités ne se contentent pas de la force physique dans les rues. C’est une violence administrative redoutable. C’est vrai que désactiver un portail, c’est effacer l’existence académique d’un étudiant d’un seul clic. Tout à fait.
Et les lettres de défense, c’est un pur outil psychologique. Le but, c’est d’humilier et d’instaurer une autocensure durable par la peur. L’escalade est encore plus visible avec l’incident de machhad. Les forces spéciales ont carrément verrouillé les grilles de la cour du ministère de l’éducation pour enfermer les lycéens manifestants à l’intérieur. Un véritable blocus oui.
Et puis il y a ce témoignage, celui de Sarah dans nos dossiers, elle raconte que le 1er au classement du concours a été menacé d’interdiction totale de campus. C’est terrible. Les documents qualifient ça de tactique d’extorsion mafieuse. On s’éloigne d’une procédure disciplinaire là, on cible les vulnérabilités d’un élève brillant pour le briser. Oui, l’idée c’est d’utiliser la menace de détruire des années de travail pour forcer la soumission totale.
Mais les sources soulignent aussi une résilience inattendue. Ah oui malgré la pression. Sur la plateforme x, Maryam Radjavi a relayé cet appel à la solidarité nationale en insistant sur le fait que la persistance reste la seule voie. Ce qui amène une vraie réflexion. Si cette génération crie que, je cite, les lycéens mourront mais n’accepteront pas l’humiliation et risquent la prison pour un simple examen.
De quoi seront-ils capables face au marché du travail Exactement. Quand ils se heurteront à un monde professionnel tout aussi verrouillé. C’est une perspective historique fascinante. Cette soif de justice ne s’éteindra pas aux portes des campus. Absolument pas.
Pour clôturer cette analyse, il est essentiel d’inviter notre audience à passer à l’action pour soutenir la résistance du peuple iranien et ses femmes courageuses. C’est fondamental. Nous encourageons chaque personne à faire un don au comité des femmes du CNRI pour contribuer directement à la cause authentique de la lutte des femmes iraniennes. Oui, chaque soutien compte énormément. N’hésitez pas à visiter notre site WNCRI.org pour plus d’informations.
Un immense merci pour l’écoute et à très bientôt pour la prochaine édition. À la prochaine.



















