Lors de la 78e semaine consécutive de la campagne « Non aux exécutions du mardi », des prisonniers de 48 prisons iraniennes ont lancé des grèves de la faim coordonnées pour protester contre le recours continu à la peine de mort.
La campagne « Non aux exécutions du mardi », devenue un symbole de défi face aux exécutions approuvées par l’État, s’est accompagnée d’une déclaration percutante condamnant la nouvelle vague d’exécutions, la répression systématique et la violence d’État croissante.
Une partie de la déclaration des prisonniers indique :
« Une fois de plus, le régime obsédé par l’exécution a déclenché une nouvelle vague de violence contre la société, visant particulièrement les prisonniers politiques. Depuis le 22 juin, au moins 71 personnes ont été exécutées en Iran — des peines souvent prononcées sans procès équitable et sur la base d’aveux forcés. »
La déclaration réaffirme l’engagement des prisonniers à poursuivre cette campagne hebdomadaire :
« Nos voix font écho au cri de “Non aux exécutions” — un cri qui devient plus fort et plus déterminé chaque mardi, jusqu’au jour où la peine capitale sera abolie en Iran. »
La déclaration alerte également sur les pressions accrues exercées sur les militants emprisonnés qui participent à la campagne, en décrivant un schéma de répression incluant menaces, torture, exil, détention arbitraire, et convocations ou harcèlements des membres de leur famille. Ces mesures sont décrites comme faisant partie d’un effort systématique des autorités pour faire taire la dissidence.
Par ailleurs, la déclaration met en lumière la montée de la violence du régime contre l’ensemble de la société, en particulier les femmes et les enfants.
Un exemple déchirant cité est le meurtre d’une fillette de 4 ans, Raha Sheikhi, et de sa famille dans la ville de Khomein, située dans la province de Markazi.

Le 17 juillet 2025, Raha Sheikhi, ainsi que ses parents — Mohammad-Hossein et Sedigheh Sheikhi — et une parente, Azam Heidari, ont été tués lorsque les forces de sécurité de l’État ont ouvert le feu arbitrairement sur leur voiture.
Les familles de prisonniers politiques et les manifestants rejoignent la campagne « Non aux exécutions du mardi »
Les familles de prisonniers politiques ont également rejoint la campagne « Non aux exécutions du mardi », brandissant des photos de leurs proches derrière les barreaux et des pancartes appelant à la « Libération immédiate des prisonniers politiques », exprimant ainsi leur solidarité avec le mouvement.

Parallèlement, des manifestants dans plusieurs villes d’Iran — notamment Kazeroun, Karaj, Fasa, Qaemshahr, Racht, Chahroud, Chalous, Khorramabad, Ahar, Téhéran, Ispahan, Machhad, Yassoudj, Zanjan et Tabriz — ont déployé des banderoles pour exprimer leur indignation face à la nouvelle vague de condamnations à mort et à la répression systématique.






















