une soignante dévouée et le pilier de son foyer
Le 8 janvier 2026, Elham Zeinali, une infirmière de 42 ans, a été mortellement blessée par les forces des Gardiens de la révolution lors du soulèvement national à Kermanchah. Atteinte par plusieurs balles à l’abdomen et au bas du dos près de son domicile sur le boulevard Taq-e Bostan, elle est décédée 48 heures après une intervention chirurgicale à l’hôpital Imam Ali, où elle exerçait comme superviseure. Ce meurtre, suivi de pressions sécuritaires sur ses proches, illustre la répression brutale exercée par le régime clérical contre les citoyens et les professionnels de santé en Iran.
Professionnelle de santé expérimentée et dévouée, Elham Zeinali servait depuis de nombreuses années à l’hôpital Imam Ali de Kermanchah. Elle occupait également un poste de direction au sein de l’établissement hospitalier spécialisé en cardiologie de la ville.
À la suite de son décès, les autorités de sécurité auraient exercé des pressions sur sa famille, affirmant que son corps ne serait rendu qu’à la condition que les proches déclarent publiquement qu’elle avait été tuée par des « terroristes armés ». Après plusieurs jours d’attente, Elham Zeinali a finalement été inhumée le 13 janvier 2027 au cimetière Bagh-e Ferdows de Kermanchah.
Un ange au sens le plus pur du terme
Parmi ses collègues et ses patients, Elham était reconnue comme une infirmière compatissante, responsable et profondément respectée. Depuis le décès de son père, elle avait assumé l’essentiel de la charge financière et morale de sa famille.
Elle s’occupait de sa mère âgée, qui souffrait de diabète et d’une grave déficience visuelle. Elle apportait également son soutien à sa sœur, atteinte d’une maladie rénale, et restait profondément engagée pour le bien-être de chacun des membres de son foyer.
Elham Zeinali était bien plus qu’une fille ou une sœur. Elle était une infirmière dévouée, une source de force inépuisable et le pilier central de sa maison. Sa disparition laisse un vide immense tant pour ses patients que pour ses proches, victimes d’un système qui punit par le sang la soif de liberté.



















