En juillet 2026, les autorités iraniennes ont intensifié leur harcèlement contre les prisonnières politiques et les personnes arrêtées lors des manifestations nationales. Selon des informations de presse récentes, le régime multiplie les condamnations à la prison d’Evin et à la prison de Qarchak, tout en systématisant le déni de soins médicaux pour les détenues gravement malades. De Téhéran à Gorgan, cette vague de répression judiciaire vise à étouffer durablement la contestation née du soulèvement de janvier 2026, au mépris des droits humains fondamentaux.
Shadi Shadman, mère d’un enfant de 9 ans
Shadi Shadman (Khadidjeh), femme chef de famille et mère d’un enfant de 9 ans, a été condamnée à cinq ans de prison par l’appareil judiciaire du régime des mollahs. Mme Shadman avait été interpellée lors du soulèvement au début du mois de janvier avant d’être transférée au quartier des femmes de la prison d’Evin le 29 janvier.
Leila Afarin toujours privée de soins médicaux spécialisés
Leila Afarin, prisonnière politique détenue à la prison d’Evin, se voit toujours refuser l’accès à un traitement médical spécialisé en dépit d’une tumeur cérébrale maligne et de troubles articulaires. Bien qu’elle ait déjà purgé une part importante de sa peine, les autorités refusent d’approuver sa demande de libération conditionnelle ou de permission de sortie médicale.
Sa condition physique s’est gravement détériorée : elle souffre de pertes d’équilibre, de tremblements des membres et d’une baisse de l’acuité visuelle. Née en 1993, Leila Afarin avait été arrêtée par les forces de sécurité et transférée au quartier des femmes de la prison d’Evin le 10 décembre 2025. Elle a ensuite été condamnée par le tribunal révolutionnaire de Téhéran à un an de prison.
Negin Kiani condamnée à un an de prison
Negin Kiani, photographe documentaire et enseignante en photographie résidant à Téhéran, a été condamnée à un an d’emprisonnement pour « propagande contre l’État ». Le verdict a été rendu le 27 juin par la 1re chambre du tribunal révolutionnaire de Babol.
Deux ans et demi de réclusion pour Raheleh Moeini
Raheleh Moeini, étudiante à l’Université polytechnique de Milan, fait partie des personnes interpellées lors des manifestations nationales de janvier 2026 alors qu’elle séjournait en Iran. Elle a été condamnée à deux ans et six mois de prison, assortis d’une interdiction de quitter le territoire pendant deux ans. Elle est actuellement incarcérée à la prison de Qarchak.
Peine de prison et exil interne pour Neda Dadehjani
Neda Dadehjani, artiste kurde originaire de Qorveh, dans la province du Kurdistan (ouest de l’Iran), et détenue lors des manifestations nationales, a été condamnée à trois ans de réclusion et deux ans d’exil interne à Nik-Shahr. Deux ans de sa peine de prison sont exécutoires. Elle a été reconnue coupable de « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale » par le tribunal révolutionnaire et de « trouble à l’ordre public » par le tribunal correctionnel.
Fatemeh Jami arrêtée à Gorgan
Fatemeh Jami, résidante de Gorgan, demeure en détention suite à son arrestation par les forces de sécurité. Interpellée à son domicile le 30 juin par la police de la cybercriminalité, elle a ensuite été formellement inculpée par le parquet de Gorgan pour « insulte aux sacralités religieuses » et « maintien de liens avec des groupes d’opposition ». Son arrestation est directement liée à ses activités en ligne, notamment sur la plateforme Instagram.




















