En juillet 2026, à Chiraz et Kazeroun, la justice iranienne a prononcé et confirmé des sentences d’une extrême sévérité contre deux manifestantes du soulèvement de janvier. Fariba Hosseini, une dentiste de 37 ans, a été condamnée à 9 ans et 9 mois de prison par le tribunal révolutionnaire de Chiraz.
Simultanément, la cour d’appel a maintenu la peine d’emprisonnement de Maryam Derisi, une étudiante qui fait également face à une condamnation à 74 coups de fouet. Ces verdicts illustrent la détermination du régime clérical à punir les figures féminines ayant participé aux manifestations nationales.
Fariba Hosseini condamnée à 9 ans et 9 mois de prison
Selon un verdict rendu le 7 juillet et récemment notifié à Fariba Hosseini, cette dernière a été condamnée à six ans de prison pour « rassemblement et collusion en vue de commettre un crime contre la sécurité nationale par la coopération avec des appels lancés par des groupes opposés à l’État ». Elle a également écopé de 30 mois de prison pour « insulte au Guide suprême » et de 15 mois pour « propagande contre l’État ».
Le tribunal a également imposé des peines complémentaires, notamment une interdiction de quitter le pays pendant deux ans, la révocation de son passeport et une interdiction totale d’activités en ligne.
La cour d’appel confirme la peine de prison de Maryam Derisi
D’après la décision de justice remise en main propre à Maryam Derisi le 18 juillet, sa peine d’un an et trois mois de prison, assortie de sanctions complémentaires, reste en vigueur.
Mme Derisi avait été initialement condamnée par la première chambre du tribunal révolutionnaire de Chiraz pour « propagande contre l’État ». Le tribunal a appliqué des dispositions relatives à la récidive pour imposer une peine dépassant le maximum légal prévu pour cette infraction. Elle a également été condamnée à la révocation de son passeport pour une durée de deux ans et à une interdiction d’accès aux réseaux sociaux.
Dans un autre volet de son dossier judiciaire, Maryam Derisi a été condamnée par contumace, en avril de cette année, par la 101e chambre du tribunal correctionnel de Kazeroun. La sentence prévoit un an de prison et 74 coups de fouet pour « trouble à l’ordre et à la paix publics ». Selon le jugement, sa participation à une cérémonie commémorative pour Behnam Enayat, tué lors des manifestations nationales de janvier 2026, a servi de base à cette accusation.
Informations contextuelles sur Fariba Hosseini et Maryam Derisi
Maryam Derisi avait été interpellée le 13 février 2026 à Kazeroun, tandis que Fariba Hosseini avait été arrêtée plus tôt, le 4 janvier 2026, par les forces de sécurité lors du soulèvement national à Chiraz. Ces deux manifestantes avaient finalement été libérées sous caution le 9 mars.
Toutes deux avaient déjà fait l’objet d’arrestations et de décisions judiciaires antérieures en lien avec leur militantisme, confirmant un harcèlement systématique de la part des autorités iraniennes.




















