Alors que l’Iran entrait dans la 76e semaine de la campagne nationale « Mardis contre l’exécution », les voix des prisonniers politiques, de leurs familles et des citoyens protestataires se sont une fois de plus élevées à l’unisson — résonnant dans les rues, les places publiques et derrière les barreaux des prisons. Ce qui avait commencé comme une initiative populaire est devenu l’une des formes de résistance les plus résilientes face au régime répressif iranien.
Le mardi 8 juillet 2025, des familles de prisonniers politiques se sont rassemblées dans des lieux publics et ont diffusé des vidéos sur les réseaux sociaux, réclamant l’arrêt immédiat des exécutions et la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion.
Dans une vidéo largement partagée, les familles de Vahid Bani-Amerian et Pouya Ghobadi — deux prisonniers politiques condamnés à mort — brandissaient des pancartes portant les slogans : « Non aux exécutions », « Libérez les prisonniers politiques », et « Stop aux exécutions », tout en dénonçant les conditions inhumaines dans des prisons comme Fachafouyeh. Leur message était clair : « Non aux exécutions. Stop aux meurtres. Libérez tous les prisonniers politiques. Soutenez les Mardis contre l’exécution. »
Manifestations dans des dizaines de villes à travers le pays
Les protestations de cette semaine ne se sont pas limitées aux familles de détenus. Le message « Non à l’exécution » a été porté par des citoyens dans les rues de Yazd, Nahavand, Gonbad-e Kavous, Sonqor, Hamedan, Machhad, Gorgan, Karadj, Fasa, Chahroud, Sari, Jahrom, Torbat Heydariyeh, Tabriz, Babolsar, Ilam, Jiroft, Zanjan et bien d’autres villes.

76e semaine des « Mardis contre l’exécution »
Des prisonniers politiques dans 47 prisons à travers l’Iran ont poursuivi leurs grèves de la faim — l’un des actes de résistance les plus puissants au sein du système carcéral du régime. La déclaration de cette semaine, émanant des grévistes, a commémoré l’anniversaire du soulèvement étudiant de juillet 1999 et rendu hommage à celles et ceux qui y ont perdu la vie, tout en alertant sur l’intensification récente des violences d’État.
Le texte a mis en lumière l’augmentation alarmante des condamnations à mort et des exécutions, présentées comme des outils de terreur systématique du régime iranien.
La campagne « Mardis contre l’exécution » est devenue un mouvement de grande ampleur, dépassant largement les murs des prisons, pour affronter de front l’un des instruments les plus brutaux de l’oppression d’État.




















