Khatoun Hamidi, 23 ans, pendue à la prison centrale de Qazvine
CNRI Femmes – Les autorités de la prison centrale de Qazvine ont pendu une jeune femme du nom de Khatoun Hamidi dans la matinée du samedi 5 février 2022.
Khatoun Hamidi, 23 ans, était accusée d’homicide volontaire. L’exécution de Khatoun Hamidi porte à 130 le nombre de femmes exécutées en Iran depuis l’été 2013.
Selon une source informée, Khatoun Hamidi a été arrêtée et détenue il y a cinq ans après avoir tué son fiancé. Elle n’aimait pas son fiancé et avait été forcée par son père, un toxicomane, de l’accpeter parce qu’il était riche. Les sources ont ajouté : « Khatoun n’avait qu’un seul frère. Sa mère était morte, et elle n’avait personne. Son frère s’est efforcé d’obtenir le consentement des parents de la victime, mais ceux-ci n’ont pas accepté et ont exigé un châtiment. »
Bien que son âge exact ne soit pas connu, les organisations de défense des droits humains pensent que Khatoun Hamidi était âgée de moins de 18 ans au moment du délit.
Les médias officiels iraniens n’avaient pas encore annoncé l’exécution de la jeune femme au moment où ces informations sont publiées.
Premier bourreau de femmes au monde
L’Iran détient le record du monde d’exécutions par habitant. C’est également le principal bourreau de femmes au monde. Ces exécutions sont tout à fait injustes.
Le nombre réel d’exécutions, notamment le nombre de femmes exécutées, est beaucoup plus élevé. Le régime clérical procède à la plupart des exécutions en secret et à l’abri du regard du public.
Le régime iranien utilise ouvertement la peine de mort comme une forme de punition. De manière discriminatoire, cette peine est appliquée aux minorités religieuses et ethniques, aux dissidents politiques et aux femmes.
Bon nombre de femmes exécutées par le régime des mollahs étaient elles-mêmes victimes de violences domestiques et ont agi en état de légitime défense.
Selon Amnesty International, plus des deux tiers des pays du monde ont aboli ou arrêté la peine de mort. Cependant, en Iran, la machine à tuer s’accélère sous la direction d’Ebrahim Raïssi, le bourreau notoire du massacre de 1988, et de Gholam Hossein Mohseni Eje’i, un autre juge impliqué dans le génocide.
Le régime iranien multiplie les exécutions de femmes
Entre le 22 novembre et le 21 décembre, le régime a exécuté au moins sept femmes. Ces sept exécutions au cours d’un seul mois sont particulièrement choquantes, notamment parce que depuis 2013, le nombre moyen de femmes exécutées en Iran est de 15 par an. Le régime a donc exécuté l’équivalent de six mois en un seul mois.
Sur les sept femmes pendues en un seul mois, quatre n’ont pas été identifiées.
Les autorités de la prison centrale de Yassoudj ont exécuté un couple le 23 novembre 2021, pour homicide.
Maryam Khakpour, 41 ans, a été pendue le 25 novembre à la prison de Dastguerd, à Ispahan, pour des accusations liées à la drogue. Elle avait à plusieurs reprises clamé son innocence en affirmant que la drogue appartenait à son mari, qui a été, lui, condamné à 18 ans de prison.
Un amendement de 2017 à la loi du régime iranien limite strictement le recours à la peine de mort pour les infractions liées à la drogue. Les exécutions pour des accusations liées à la drogue se sont néanmoins poursuivies.
Le 9 décembre 2021, six détenus dont trois femmes non identifiées ont été pendus à la prison centrale de Kerman.
Massoumeh Zare’i, 40 ans, a été pendue à la prison d’Amol à l’aube du 14 décembre 2021. Elle avait une fille de 21 ans et était en prison depuis sept ans pour le meurtre de son mari, un toxicomane qui la battait souvent et ne consentait pas au divorce.
Fatemeh Aslani a été pendue le 19 décembre 2021 à la prison de Dastgerd à Ispahan pour le meurtre de son mari. Elle était dans le couloir de la mort depuis neuf ans, bien qu’elle ait plaidé non coupable.




















