Les enseignants lancent des manifestations nationales dans 116 villes de 30 provinces
CNRI Femmes – Les enseignants et les éducateurs ont organisé une nouvelle série de manifestations dans tout le pays le jeudi 13 janvier 2022. Ils ont tenu leurs protestations et leurs rassemblements dans tout le pays malgré les mesures de sécurité massives et la présence importante des forces de sécurité et des agents en civil.
À midi, les enseignants ont signalé leurs manifestations nationales dans 116 villes de 30 provinces.
Les enseignantes ont largement participé aux manifestations nationales.

À Téhéran, elles se sont rassemblées devant le parlement des mollahs. Dans les capitales provinciales, elles se sont rassemblées devant les départements généraux de l’éducation, et dans les villes plus petites, elles se sont rassemblées devant le rectorat.
Le mouvement national des enseignants avaient été prévus à l’avance.
En plus de Téhéran, les manifestations nationales ont eu lieu dans 116 villes, dont Tabriz, Jolfa, Urmia, Boukan, Sardacht, Miandoab, Ispahan, Homayounshahr, Chahreza, Kashan, Golpayegan, Najafabad, Samirom, Ardabil, Karaj, Ilam, Abdanan, Genaveh, Chahrekord, Lordegan, Boroujan, Machad, Torbat-e Jam, Torbat-e Heydarieh, Sabzevar, Neyshapour, Kachmar, Bojnourd, Chirvan, Ferdows, Ahvaz, Izeh, Andimechk, Sarbandar, Gotvand, Khorramchahr, Omidieh, Behbahan, Choushtar, Jayezan, Mahchahr, Masjid Solaiman, Zanjan, Abhar, Khodabandeh, Semnan, Chahroud, Chiraz, Marvdacht, Firouzabad, Darab, Eshkanan, Abadeh, Jahrom, Nourabad Mamasani, Nayriz, Eqlid, Arsanjan, Lamard, Zarrindacht, Qazvine, Bouin Zahra, Jam, Borazjan, Dachtestan, Qom, Sanandaj, Saqqez, Bijar, Marivan, Dehgolan, Baneh, Kamyaran, Marivan, Qorveh, Kerman, Baft, Sirjan, Chahr-e Babak, Kermanchah, Javanroud, Eslamabad-e Gharb, Harsin, Yasouj, Gachsaran, Bahmaii, Gorgan, Racht, Lahijan, Rezvanshahr, Langroud, Khorramabad, Boroujerd, Azna, Kouhdacht, Delfan, Pol-e Dokhtar, Doroud, Rumeshkan, Aligoudarz, Sari, Neka, Chalous, Nochahr, Babol, Amol, Arak, Bandar Abbas, Hamedan, Nahavand, Malayer, Yazd, Bafgh, Abarkouh et Mehriz

Les enseignantes ont scandé : “Libérez les enseignants emprisonnés”, “Enseignants, levez-vous pour éliminer la discrimination”, “Nous avons entendu trop de promesses creuses, mais n’avons vu aucune justice”, “Le gouvernement trahit, le parlement soutient”, “Enseignants criez vos droits“, “L’enseignant préfère la mort à l’humiliation”, “Nous ne reculerons pas devant le classement”, “Les enseignants sont en prison, les voleurs en liberté”, “Chaque enseignant crie contre l’oppression “, “Éducation gratuite pour les enfants d’Iran”.
Le régime a envoyé un nombre massif de forces de sécurité, avec des femmes, pour empêcher la formation des manifestations d’enseignants.
À Ahwaz, les forces de sécurité de l’État ont attaqué et brutalisé les enseignants. Elles ont arrêté six enseignants à Ahwaz, quatre enseignants à Machad, trois à Bouchehr et plusieurs à Téhéran et Chiraz.

Manifestations nationales persistantes depuis septembre
En septembre, les enseignants iraniens ont intensifié leurs manifestations à l’échelle nationale afin d’obtenir leurs revendications légitimes en matière de salaires et de conditions de vie décentes.
En décembre, ils ont organisé trois jours de manifestations nationales dans plus de 100 villes iraniennes.
La plupart des enseignants ont des conditions de vie très difficiles avec des salaires qui représentent un quart ou un tiers du seuil de pauvreté.
Les enseignants ayant un emploi permanent reçoivent un salaire mensuel moyen de 4 millions de tomans. Les enseignants sous contrat temporaire reçoivent entre un et deux millions de tomans par mois.
Lors de leurs manifestations nationales, ils ont exigé la mise en œuvre du plan de classement professionnel. En réaction à leurs protestations généralisées, le régime clérical a fait adopter par le parlement un plan incomplet le 15 décembre 2021, après plus d’une décennie de tergiversations. Aucun budget n’a toutefois été alloué à la mise en œuvre du plan. Même s’il est mis en œuvre, la faible augmentation de salaire n’apportera aucun soulagement économique.
Le seuil de pauvreté en Iran est de 12 millions de tomans (445 $), et le taux d’inflation officiel est d’environ 50 %. Par conséquent, avec un salaire maximum de 6,5 millions de tomans (240 $), tous les enseignants resteront 50 % en dessous du seuil de pauvreté.
En persistant à faire valoir leurs droits, les enseignants iraniens donnent une leçon de résistance à l’oppression et aux oppresseurs. Tant que les mollahs criminels seront au pouvoir, la discrimination, la pauvreté, le chômage, l’inflation et la corruption persisteront. Ils ne se soucient pas le moins du monde du bien-être et de la santé de la population, et ne pensent qu’à préserver leur régime criminel.




















