CNRI Femmes – À l’approche de la Journée internationale des Femmes, les Iraniennes résidant à Stockholm, en Suède, ont organisé une conférence le 29 février 2020. La réunion intitulée « Les femmes, la force du changement et du progrès » a été marquée par un discours de Sarvnaz Chitsaz, présidente de la commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI). Voici le texte de son intervention qui a porté sur le rôle des femmes dans la lutte pour libérer l’Iran :
Chères sœurs,
Chères amies et honorables personnalités,
Je suis ravie de me gtrouver ici aujourd’hui, dans votre rassemblement, aux côtés de mes sœurs.
À la veille de la Journée internationale des femmes, je tiens à vous féliciter, ainsi que toutes mes sœurs en Iran et dans le monde.
Partout, les femmes se rassemblent à l’occasion du 8 Mars et renouvellent leur engagement à faire avancer la cause de l’égalité.
Dans ces rassemblements, nous nous souvenons des femmes qui ont déployé des efforts et lutté sur la voie de l’égalité, et qui ont même donné leur vie pour éclairer le chemin qu’il nous reste à parcourir.
Dans mon pays, cependant, la situation est différente. Les jeunes femmes d’Iran se battent depuis 40 ans contre le régime des mollahs non seulement pour l’égalité, mais aussi pour leur liberté et les droits les plus élémentaires de leur peuple.

Rôle des femmes iraniennes dans la lutte contre le régime clérical
Lors des manifestations nationales de novembre dernier, plus de 1 500 personnes ont été tuées, dont de nombreuses femmes et filles, même de moins de 18 ans. De nombreuses jeunes femmes et filles ont été arrêtées pendant les manifestations et sont détenues sous la torture, mais aucune information n’est disponible sur leur sort.
Je suis fier de parler d’une génération éclairée, infatigable et pleine d’espoir qui a refusé de se soumettre à la dictature religieuse et qui a mené un combat acharné qui se poursuit aujourd’hui.
Ces jeunes femmes se sont courageusement dressées en janvier et ont ébranlé les piliers du régime clérical aux cris de “A bas Khamenei”, “A bas le dictateur” et “A bas l’oppresseur, qu’il soit chah ou mollah”.
Des dizaines de milliers de femmes de l’OMPI/MEK et d’autres organisations ont été arrêtées ces 40 dernières années. Elles ont été soit exécutées, soit tuées sous la torture. Des jeunes femmes héroïques telles que Fatemeh Mesbah qui n’avait que 13 ans, Homeira Eshraq, Sorayya Abolfat’hi, Simin Hojabr, et des milliers d’autres femmes et de jeunes filles. Nous saluons leur mémoire.
Les femmes et les filles qui manifestent dans les rues en Iran aujourd’hui, celles qui sont membres des unités de la résistance et qui jouent déjà un rôle de premier plan dans de nombreux soulèvements, poursuivent la voie de ces héroïnes.
Ces femmes ont choisi Maryam Radjavi comme modèle. De sa devise « on peut et on doit », elles ont appris qu’elles peuvent et doivent surmonter tous les obstacles, toutes les peurs et tous les doutes. Elles ont appris qu’elles devaient payer le prix de leur libération et de leur égalité et qu’aucun obstacle ne devait les arrêter.

Le rôle des femmes iraniennes pour libérer l’Iran
C’est pourquoi, lorsque les ténèbres règnent partout et que ne perce aucune clarté, lorsque le mensonge et la tromperie l’emportent sur la vérité, lorsque chaque voix qui réclame la liberté est abattue et étouffée, lorsque tout autour de vous dit qu’il vous est impossible d’atteindre votre objectif et que vous ne devez pas prendre de risques, c’est là où la devise « on peut et on doit » inspire la confiance nécessaire pour aller de l’avant. C’est le secret pour briser le sortilège des doutes et des handicaps.
C’est ainsi que les combattantes iraniennes, en particulier les pionnières de l’OMPI, ont ouvert la voie dans cette formidable bataille.
Lorsque les femmes adhèrent à cette devise et à cette volonté, lorsqu’elles se tiennent la main et s’unissent, elles peuvent rendre possible tout ce qui semble impossible au premier abord.
Ainsi, à la veille du 8 Mars, il convient de rendre hommage aux femmes d’Iran qui se sont révoltées contre le fascisme religieux et la misogynie des mollahs, pour atteindre la liberté et l’égalité. Il est certain que le peuple iranien, avec les femmes en première ligne, vaincra ce régime médiéval. La défaite de ce régime misogyne n’est pas seulement la victoire du peuple et des femmes, mais le triomphe de toutes les femmes au Moyen-Orient.
Ce jour-là, la lumière de la liberté et de l’égalité brillera sur le monde et en particulier sur le Moyen-Orient. Si nous examinons de près ce que fait ce régime belligérant et terroriste en Irak, en Syrie, au Liban, au Yémen et dans le monde entier, nous pouvons voir la perspective brillante de demain qu’annoncent les soulèvements et la lutte du peuple iranien.
Cette perspective est celle d’un Iran où les femmes pourront bénéficier de leurs libertés et de leurs droits fondamentaux, de leur égalité politique, sociale et économique, de leur égalité au sein de la famille, de leur liberté de choisir leurs vêtements et de leurs libertés individuelles.
Elles jouiront également d’un rôle égal à la direction politique de la société qui garantira l’accès des femmes à leurs autres droits dans les domaines politique, social et économique.
Mes compatriotes sont face à une perspective aussi brillante.
Chères sœurs et amies !
La Résistance iranienne a payé un prix élevé pour la liberté et l’égalité. Plus de 120.000 des meilleurs enfants d’Iran ont été exécutés par la dictature religieuse des mollahs.
Du point de vue des mollahs, le crime principal de la Résistance iranienne et des Moudjahidine du peuple (OMPI/MEK) est leur engagement dans la cause de la liberté.
De plus, dans la religion des mollahs, l’OMPI et la Résistance iranienne ont commis le péché capital d’être convaincus que les femmes en Iran méritent de diriger la lutte contre le régime clérical et de jouer un rôle décisif dans la direction de l’Iran démocratique de demain.
C’est notre espoir et nous le réaliserons.
Je vous remercie.




















