Le samedi 18 juillet 2026, à l’aube, le régime clérical a procédé à l’exécution d’Azam Gerami à la prison centrale de Yassoudj, capitale de la province de Kohguilouyeh-et-Bouyer-Ahmad, dans le sud-ouest de l’Iran. Cette mère de trois enfants, âgée de 58 ans, avait été condamnée à la peine capitale pour un meurtre commis il y a 8 ans.
Cette mise à mort, la 18e visant une femme depuis le début de l’année 2026, n’a fait l’objet d’aucune annonce par les médias officiels ou les autorités judiciaires, confirmant l’opacité persistante du système pénal iranien.
Avec la pendaison d’Azam Gerami à la prison centrale de Yassoudj, le nombre de femmes exécutées au cours de l’année 2026 atteint désormais 18.

L’Iran, détenteur du record mondial d’exécutions de femmes
Selon les données enregistrées par la commission des Femmes du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), au moins 346 femmes ont été exécutées en Iran depuis 2007. Nombre de ces femmes sacrifiées par le régime sont elles-mêmes victimes de violences domestiques et de lois familiales discriminatoires. Une proportion importante d’entre elles a agi en état de légitime défense.
Depuis l’entrée en fonction de Massoud Pezechkian, le régime clérical a exécuté plus de 3 920 prisonniers, dont 106 femmes. D’après les sources du CNRI, pour la seule année 2025, plus de 2 201 exécutions ont été recensées en Iran, soit plus du double du chiffre de 2024 (1 006).
Amnesty International a confirmé dans son rapport annuel que la dictature au pouvoir en Iran a pratiqué au moins 2 159 exécutions en 2025, soit le taux annuel le plus élevé documenté à l’échelle mondiale depuis 1981. La commission des Femmes du CNRI appelle les Nations unies et les instances compétentes, l’Union européenne et ses États membres, ainsi que tous les défenseurs des droits humains, à prendre des mesures effectives pour stopper ces exécutions effrénées en Iran.



















