Le mercredi 15 juillet 2026, aux premières heures de l’aube, les autorités iraniennes ont procédé à l’exécution de Parvin Chardoli, une mère de famille, au sein de la prison de Ghezel Hessar à Karaj. Incarcérée depuis le 15 décembre 2019 pour le meurtre présumé de son beau-fils, elle a été pendue après avoir passé plusieurs années dans le couloir de la mort. Cette exécution porte à 17 le nombre de femmes mises à mort en Iran depuis le début de l’année civile 2026, illustrant l’intensification de la répression judiciaire sous le régime clérical.
Selon une source informée, le tribunal savait que Parvin Chardoli n’était pas l’auteur du meurtre, mais comme elle refusait de dénoncer le véritable coupable, elle a été condamnée à la peine capitale. La mise à mort de cette mère de plusieurs enfants à la prison de Ghezel Hessar confirme la place de l’Iran qui exécute plus de femmes qu’aucun autre pays au monde.
L’Iran, détenteur du record mondial d’exécutions de femmes
D’après les données enregistrées par la commission des Femmes du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), au moins 345 femmes ont été exécutées en Iran depuis 2007. Nombre d’entre elles sont victimes de violences domestiques et de lois familiales discriminatoires ; une proportion importante an agi en état de légitime défense face à ses agresseurs.
Depuis l’entrée en fonction de Massoud Pezechkian, le régime clérical a exécuté plus de 3 900 prisonniers, dont 105 femmes. Selon les sources du CNRI, pour la seule année 2025, plus de 2 201 exécutions ont été recensées en Iran, soit plus du double du chiffre de 2024 (1 006).
Amnesty International a confirmé dans son rapport annuel que la dictature au pouvoir en Iran a pratiqué au moins 2 159 exécutions en 2025, soit le taux annuel le plus élevé au monde documenté depuis 1981. La commission des Femmes du CNRI appelle les Nations unies, l’Union européenne et tous les défenseurs des droits humains à prendre des mesures effectives pour stopper ces exécutions effrénées en Iran.



















