Aux premières heures du mercredi 20 mai 2026, les autorités du régime iranien ont procédé à l’exécution d’une prisonnière identifiée comme Asma Zarei, âgée de 28 ans, à la prison d’Ardabil.
Asma Zarei avait été arrêtée il y a deux ans pour meurtre avant d’être condamnée à la peine capitale. Elle était la mère d’un enfant né durant son incarcération, aujourd’hui âgé de deux ans. Avec la mise à mort de cette prisonnière à Ardabil, le nombre de femmes exécutées au cours de l’année civile 2026 s’élève désormais à douze.
L’Iran, détenteur du record mondial d’exécutions de femmes
Selon les données enregistrées par la commission des Femmes du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), au moins 340 femmes ont été exécutées en Iran depuis 2007. Nombre de ces femmes exécutées par le régime sont elles-mêmes victimes de violences domestiques et de lois familiales discriminatoires. Une proportion importante d’entre elles a agi en état de légitime défense.
Depuis l’entrée en fonction de Massoud Pezechkian, le régime clérical a exécuté plus de 3 680 prisonniers, dont 100 femmes. Selon le CNRI, pour la seule année 2025, plus de 2 201 exécutions ont été recensées en Iran, soit plus du double du chiffre de 2024 (1 006).
Un taux d’exécution record documenté par Amnesty International
Dans son rapport annuel, Amnesty International précise que la dictature au pouvoir en Iran a procédé à au moins 2 159 exécutions en 2025, soit le chiffre le plus élevé au monde. L’organisation souligne que ce volume représente le taux annuel d’exécutions documenté le plus important à l’échelle mondiale depuis 1981.
La commission des Femmes du Conseil national de la résistance iranienne appelle les Nations unies et les instances compétentes, l’Union européenne et ses États membres, ainsi que tous les défenseurs des droits humains, à agir immédiatement pour stopper la flambée des exécutions visant chaque prisonnière et opposant en Iran.



















