Pour la 120e semaine consécutive de la campagne « Non aux exécutions du mardi », des prisonniers politiques dans 56 établissements pénitentiaires d’Iran ont de nouveau lancé une grève de la faim, le mardi 12 mai 2026, en dépit de l’intensification de la pression sécuritaire et du durcissement des restrictions. La poursuite de ces protestations intervient alors que les autorités carcérales ont tenté, ces dernières semaines, de mettre un terme à la participation des détenus, et plus particulièrement à celle des prisonnières politiques, par le biais de menaces, de sanctions disciplinaires et de mesures restrictives accrues.
Des informations émanant de la prison d’Evin indiquent que la pression sur les prisonnières politiques s’est considérablement accentuée. Selon ces sources, Zahra Safaei, Forough Taghipour, Marzieh Farsi, Elaheh Fooladi, Arghavan Fallahi, Shiva Esmaeili et Golrokh Iraee, qui avaient déjà été privées de visites familiales pendant trois semaines pour leur participation au mouvement, ont été frappées d’une nouvelle interdiction de visite de trois semaines après avoir de nouveau pris part aux protestations.
Parallèlement, des dizaines d’autres prisonniers auraient fait l’objet de mesures disciplinaires et de nouvelles restrictions au seul motif qu’ils se trouvaient dans la cour de la prison ou qu’ils ont été témoins des rassemblements de protestation des détenus.
Une partie du dernier communiqué publié par la campagne « Non aux exécutions du mardi » évoque le climat sécuritaire renforcé à la suite du déclenchement de la guerre, affirmant que le régime iranien a intensifié sa répression contre la société et la dissidence politique sous couvert de l’état de guerre. Le texte souligne par ailleurs qu’au moins 23 prisonniers politiques ou poursuivis pour des motifs de sécurité ont été exécutés depuis le début de l’année iranienne 1405.
Le communiqué met également en lumière la pression constante exercée sur les familles des suppliciés, notant que, même après 40 jours, les dépouilles de plusieurs prisonniers politiques exécutés, dont Vahid Bani Amerian, Pouya Ghobadi, Babak Alipour, Akbar (Shahrokh) Daneshvar Kar, Mohammad Taghavi et Abolhassan Montazer, n’ont toujours pas été restituées à leurs proches.



















