Le régime iranien fait pression sur les prisonnières pour stopper la campagne contre la peine de mort
Selon des informations émanant de la prison d’Evin, la pression s’est nettement intensifiée sur les détenus politiques, et tout particulièrement sur les femmes incarcérées dans le quartier qui leur est réservé. D’après ces témoignages, le directeur de l’établissement a émis une nouvelle directive interdisant toute participation des prisonnières à la campagne « Non aux exécutions du mardi ». Il a menacé les contrevenantes de mesures punitives, notamment le placement à l’isolement et la suspension des appels téléphoniques.
Volonté de briser la campagne « Non aux exécutions du mardi »
Depuis la mise en œuvre de cette directive dans le quartier des femmes, toute forme de protestation, de grève de la faim ou même de slogans scandés par les détenues est susceptible de déclencher une réponse sévère. L’un des objectifs centraux de ces nouvelles restrictions semble être de mettre un coup d’arrêt à la campagne « Non aux exécutions du mardi », une initiative portée par les prisonniers politiques pour contester les condamnations à mort et attirer l’attention de l’opinion publique sur ce sujet.
Les autorités carcérales ont averti que toute participation au mouvement entraînerait non seulement l’isolement cellulaire, mais aussi la perte du droit de téléphoner. Ces menaces soulignent une volonté plus large d’endiguer et d’empêcher la propagation de ce mouvement de contestation à l’intérieur de la prison.
L’isolement comme outil de coercition
Le placement à l’isolement demeure une méthode de pression bien documentée à l’encontre des détenus. La menace d’y recourir en réponse à des activités de protestation suggère une tentative d’instaurer un climat d’intimidation et de contrôle parmi les prisonnières.
Les restrictions de communication comme moyen de pression supplémentaire
Parallèlement à la menace d’isolement, la directive met l’accent sur la restriction des contacts téléphoniques. Cette mesure accroît la pression non seulement sur les prisonnières, mais aussi sur leurs familles, qui se retrouvent dans un état de détresse et d’incertitude profond. Le contact avec les proches est largement considéré comme un droit fondamental des détenus, et sa limitation comporte de graves implications humanitaires.
Inquiétudes croissantes sur les conditions de détention à Evin
L’adoption de telles mesures a intensifié les inquiétudes concernant le traitement des prisonniers politiques à la prison d’Evin. Le durcissement des restrictions en réponse aux activités de protestation reflète un environnement de plus en plus sécuritaire et tendu au sein de l’établissement.



















