Mahsa Barahoui, une femme baloutche de 33 ans originaire de Saravan, dans la province iranienne du Sistan-et-Baloutchistan, est décédée le samedi 2 mai 2026 des suites de graves blessures provoquées par une agression violente et des brûlures étendues. Mahsa Barahoui, mère de trois enfants, avait été immolée par son mari.
Selon des informations de presse locale, l’attaque s’est produite dans la soirée du jeudi 30 avril 2026. L’époux de Mme Barahoui, qui serait alors sous l’influence de stupéfiants, l’a soumise à un passage à tabac sévère et a tenté de l’étrangler. Face à sa résistance, il l’a aspergée d’essence avant de mettre le feu.
Des voisins sont intervenus en escaladant le mur de la cour pour pénétrer dans la propriété. Toutefois, le transfert de la victime vers une structure médicale a été retardé d’environ une heure. Elle a succombé à la gravité de ses brûlures deux jours plus tard.
La racine des violences faites aux femmes et la cause première de ces meurtres et de ces tragédies sociales résident dans la misogynie du régime clérical. En plus de 47 ans, ce dernier n’a même pas fait adopter par son parlement le projet de loi de prévention des violences faites les femmes. Sous ce régime, les abus et même le meurtre de femmes n’entraînent que peu de conséquences.
Les données publiées par la commission des Femmes du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) indiquent qu’au moins 192 femmes ont été victimes de féminicides en 2025. En Iran, les femmes font face à une insécurité persistante tant dans la sphère publique que privée. Même lorsqu’elles échappent aux mesures répressives des autorités dans l’espace public, elles demeurent vulnérables aux violences domestiques au sein de leur propre foyer.




















