Le communiqué marquant la 107e semaine de la campagne Mardis contre les exécutions a été publié.
Cette initiative de protestation continue, menée à travers des grèves de la faim dans 56 prisons à travers l’Iran, lance un avertissement sévère concernant le recours croissant à la peine de mort et la détérioration alarmante des conditions de détention des prisonniers politiques.
La publication de ce communiqué intervient dans un contexte de forte inquiétude après le soulèvement de janvier 2026, alors que de nombreuses informations font état d’une intensification de la répression étatique, d’arrestations massives et du renforcement des mesures sécuritaires dans plusieurs régions d’Iran.
Répression intensifiée après le soulèvement de janvier 2026
Selon les informations citées dans le communiqué, lors du soulèvement de janvier 2026, les forces de sécurité ont eu recours à une violence généralisée et systématique, entraînant la mort de milliers de manifestants et l’arrestation de dizaines de milliers de personnes, majoritairement des jeunes.
Les organisateurs de la campagne rapportent que de nombreux détenus ont été soumis à de graves pressions physiques et psychologiques visant à leur extorquer des aveux forcés.
Le communiqué souligne également l’arrestation d’avocats, de médecins et de personnels de santé, dans le cadre d’une politique plus large d’intimidation destinée à instiller la peur au sein de la société. Cette tendance est décrite comme un indicateur clair de l’insécurité croissante des autorités face à la persistance de la résistance sociale et de la contestation populaire.

Les familles, moteur social de la campagne
Le communiqué de la 107e semaine met particulièrement en lumière le rôle central joué par les familles des prisonniers et des victimes dans l’élargissement de l’assise sociale de la campagne Mardis contre les exécutions.
Leur présence constante lors des rassemblements de protestation, souvent munies des photos de leurs proches, a transformé l’opposition aux exécutions, passant d’un acte symbolique à une revendication puissante, humaine et largement partagée.
Grâce à un engagement public continu et à des slogans scandés collectivement, les familles en quête de justice ont renforcé la voix collective contre la peine de mort. Cette opposition ne se limite plus à un cas individuel ou à un prisonnier en particulier, mais exprime désormais une exigence sociétale plus large en faveur de l’abolition des exécutions.
Parmi les slogans entendus lors de ces rassemblements figurent :
« N’exécutez pas », « Non à la peine de mort » et « Soutenez les Mardis contre les exécutions ».




















