Mme Maryam Radjavi a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre des mesures urgentes afin d’empêcher l’exécution de prisonniers liés aux récentes manifestations et d’obtenir la libération de tous les prisonniers politiques ainsi que des personnes arrêtées lors de la dernière vague de répression.
Les menaces judiciaires proférées par les autorités iraniennes se sont poursuivies après le soulèvement national de janvier. Ces derniers jours, face à leurs inquiétudes croissantes concernant une reprise des troubles, les autorités ont intensifié la répression et procédé à une nouvelle vague d’arrestations.
Le 9 février 2026, la chaîne Telegram de l’agence Fars News, affiliée au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a annoncé l’arrestation de Azar Mansouri, de Badr al-Sadat Mofidi et de plusieurs autres personnalités qualifiées de « réformistes » par les instances sécuritaires et judiciaires. Selon cet article, les accusations portées contre eux comprennent « l’atteinte à l’unité nationale », « la prise de positions contre la Constitution », « la coordination avec la propagande ennemie », « la promotion de la capitulation », « la déviation de groupes politiques » et « la création de réseaux subversifs clandestins ».
Par ailleurs, l’avocat de Narges Mohammadi a annoncé que la militante des droits humains, après 59 jours de détention, l’a contacté depuis un centre de détention sécuritaire à Machhad pour l’informer de sa condamnation.
Selon le verdict, Narges Mohammadi a été condamnée à six ans de prison pour « rassemblement et collusion », ainsi qu’à une peine supplémentaire de 18 mois pour « propagande contre l’État ». Elle a également écopé d’une interdiction de voyager de deux ans et de deux années d’exil intérieur dans la ville de Khosf à titre de peine complémentaire.
S’exprimant à Berlin, Maryam Radjavi a réitéré son appel à une intervention immédiate du Conseil de sécurité de l’ONU afin d’arrêter les exécutions liées aux manifestations et d’obtenir la libération de tous les prisonniers politiques et des personnes récemment arrêtées.
Elle a déclaré que le pouvoir judiciaire du régime prononce des peines injustes et indéfendables par crainte d’un nouveau soulèvement national. Les arrestations s’étendent.
Les peines de prison et d’exil intérieur infligées aux femmes, ainsi que les conditions dures et humiliantes qu’elles subissent derrière les barreaux, sont totalement inacceptables.
Le Conseil de sécurité des Nations unies doit dépêcher une mission d’enquête pour visiter les prisons du régime et rencontrer directement les détenus, en particulier les femmes, et exiger des réponses de la part d’Ali Khamenei et de Gholam-Hossein Mohseni Ejeii : quel crime ces prisonniers nt-ils commis ?
Mme Maryam Radjavi a ajouté : tout le monde connaît la vérité. Tous les prisonniers politiques doivent être libérés, et ce sont Khamenei, Ejeii et les responsables de cette justice répressive qui doivent être emprisonnés et traduits devant la justice, afin de répondre de leurs actes dans un tribunal public et équitable.




















