La campagne nationale « Non aux exécutions du mardi » est entrée dans une nouvelle phase critique lors de sa 106e semaine consécutive, marquée par des grèves de la faim coordonnées de prisonniers dans au moins 56 prisons à travers l’Iran, ainsi que par des manifestations publiques simultanées des familles de prisonniers politiques et des victimes de la violence d’État. Cette convergence révèle un alignement de plus en plus profond entre la résistance à l’intérieur des prisons et la contestation au sein de la société.
Dans un communiqué récemment publié, les participants à la campagne ont mis en garde contre une intensification de la répression des manifestations nationales de 2026, attirant l’attention sur le meurtre de manifestants et sur l’incertitude persistante entourant le sort de milliers de personnes arrêtées.
Répression nationale : exécutions d’État et disparitions forcées
Le communiqué souligne que plus de trois semaines après les tueries généralisées de citoyens dans les rues et l’arrestation massive de dizaines de milliers de personnes, de nombreuses familles restent plongées dans une obscurité totale quant au lieu de détention et à l’état de santé de leurs proches.
Les signataires décrivent cette situation comme un « cas clair et indéniable d’exécutions d’État et de disparitions forcées », tenant les plus hauts niveaux de l’appareil dirigeant iranien directement responsables.
Les membres de la campagne Non aux exécutions du mardi ont également exprimé de vives inquiétudes concernant la situation des détenus, signalant que les noms de nombreuses personnes arrêtées n’ont pas été enregistrés dans les systèmes officiels d’enregistrement des prisons.
Selon le communiqué, ce manque de transparence délibéré facilite les pressions, la torture et d’autres violations graves, accordant de fait aux forces sécuritaires et répressives un pouvoir illimité pour agir de manière arbitraire.

Les familles en quête de justice : pilier durable de la protestation
Entrée dans sa troisième année d’activité continue, la campagne Non aux exécutions du mardi est passée d’une protestation limitée au milieu carcéral à une revendication sociale à l’échelle nationale.
Au cœur de ce mouvement, les familles des personnes exécutées et des prisonniers politiques menacés d’exécution se sont imposées comme une force constante et influente.
En scandant des slogans contre la peine de mort, ces familles en quête de justice ont exprimé une voix collective dépassant la douleur individuelle. Cette voix est désormais devenue l’expression d’une revendication nationale et un pilier central de la persistance et de l’élargissement de l’opposition à la peine de mort en Iran.






















