Sunday, March 29, 2026
  • English
  • Français
  • فارسی
  • عربی
Commission des Femmes
  • Accueil
  • Infos
    • Infos des Femmes
    • Articles
    • Communiqués
  • Publications
    • Bulletin mensuel
    • Documents
    • Bibliothèque de reference
  • Qui sommes nous?
    • La commission des Femmes du CNRI
    • Égalité des genres
  • Maryam Rajavi
    • Qui est Maryam Radjavi, la dirigeante de l’opposition iranienne?
    • Discours de Maryam Radjavi
    • Plan en 10 points pour l’Iran
    • Plan des libertés et des droits des femmes dans l’Iran libre de demain
  • L’Avant Garde
    • Tombées pour la liberté
    • Les femmes de la Résistance
    • Héroïnes enchaînées
    • Femmes marquantes
    • Les femmes dans l’histoire
  • Evénements
    • Activités
    • Solidarité
    • Conférence du 8 Mars
  • Vidéos
  • podcast
  • Faites un don
  • Contactez-nous
Pas de résultat
View All Result
Commission des Femmes
  • Accueil
  • Infos
    • Infos des Femmes
    • Articles
    • Communiqués
  • Publications
    • Bulletin mensuel
    • Documents
    • Bibliothèque de reference
  • Qui sommes nous?
    • La commission des Femmes du CNRI
    • Égalité des genres
  • Maryam Rajavi
    • Qui est Maryam Radjavi, la dirigeante de l’opposition iranienne?
    • Discours de Maryam Radjavi
    • Plan en 10 points pour l’Iran
    • Plan des libertés et des droits des femmes dans l’Iran libre de demain
  • L’Avant Garde
    • Tombées pour la liberté
    • Les femmes de la Résistance
    • Héroïnes enchaînées
    • Femmes marquantes
    • Les femmes dans l’histoire
  • Evénements
    • Activités
    • Solidarité
    • Conférence du 8 Mars
  • Vidéos
  • podcast
  • Faites un don
  • Contactez-nous
Pas de résultat
View All Result
Commission des Femmes
Pas de résultat
View All Result
Acceuil Héroïnes enchaînées
Face à face avec la bête (22)

Massoumeh Joshaghani

Face à face avec la bête (22)

October 13, 2025
dans Héroïnes enchaînées
Telegram

D’après les mémoires de Hengameh Haj Hassan – Partie 22

Dans cette partie de ses mémoires, Face à face avec la bête, Hengameh Haj Hassan, infirmière à l’hôpital Sina de Téhéran en 1981, poursuit son témoignage sur les effets dévastateurs des méthodes de torture inhumaines du régime, pratiquées dans la soi-disant « Unité résidentielle » de la prison de Ghezel Hessar, et sur la résistance des prisonnières face à la guerre psychologique du régime :

Quand je suis revenue voir Shekar, c’était l’heure du dîner.

Elle m’a dit :

« Hengameh, ils nous ont dit qu’on ne pouvait plus partager les repas. Plus personne n’a le droit de dîner avec une autre ! On doit seulement dire befarma ! »

J’ai répondu :

« Qui a encore inventé cette absurdité ? Haji ? » Puis j’ai ajouté :

« Très bien, si c’est la règle, nous la suivrons à la perfection ! »

Je lui ai dit :

« Maintenant, tu peux me dire befarma. »

Elle a répondu en plaisantant : « Befarma ! »

Je l’ai remerciée, et nous avons commencé à manger le abdough khiar qu’on nous avait donné, en riant de Haji Davoud et de tous les tortionnaires et tavvabs. Ce soir-là, le abdough khiar avait un goût céleste.

Elle m’a dit :

« Hengameh, tu es devenue comme Indira Gandhi. »

J’ai ri :

« Les autres me le disent aussi. Au moins, quelque chose chez nous ressemble aux gens célèbres ! »

Nous avons éclaté de rire toutes les deux.

Puis elle m’a dit :

« Ne te coiffe pas comme ça, laisse tes cheveux détachés. »

J’ai répondu :

« Laisse tomber, c’est mieux comme ça. »

Elle a insisté :

« Non, ils vont dire que tu es politique. »

J’ai haussé les épaules :

« Qu’ils le disent. Nous sommes politiques. »

Elle a dit avec inquiétude :

« Non, ils recommenceront leurs manigances. Ils t’emmèneront et te tortureront. »

Je sentais que ces angoisses venaient des mêmes prétextes tordus et humiliations subies dans l’Unité résidentielle, ces jeux mentaux qui avaient conduit tant de prisonnières au bord de la folie.

Je lui ai dit :

« Shekar, oublie l’Unité résidentielle. Tu es ici maintenant. C’est fini, n’y pense plus. »

Je voulais l’aider à retrouver son équilibre mental, car chaque souvenir de cet endroit la bouleversait complètement. Chaque mot, chaque geste devait être précédé d’un effort pour effacer ce que cette “unité” maudite avait implanté dans son esprit.

Ce n’était pas très difficile, car Shekar m’écoutait facilement. Mais je devais encore comprendre ce qu’était réellement cette chose maudite, cette Unité résidentielle : une énigme à la fois terrifiante et déroutante.

D’après ce que j’avais compris de Shekar et des autres, là-bas, tout pouvait devenir prétexte à la torture : faire quelque chose, ne rien faire, le moindre geste.

Si elles parlaient, on les battait pour avoir parlé.

Si elles se taisaient, on les battait pour s’être tues.

Peu importait : tout devenait justification à la torture, exécutée sous les yeux de toutes.

À cause de cela, les prisonnières de l’Unité résidentielle évitaient même de se regarder. Elles cessaient de se saluer, de faire les gestes les plus ordinaires. Elles restaient des heures, des jours, assises face au mur, silencieuses, immobiles, sans parler à personne.

Shekar mangeait très peu. Même lorsqu’elle avalait quelque chose, elle détournait aussitôt la tête et vomissait ce qu’elle avait mangé dans un petit récipient fermé. Elle souffrait d’ulcères et avait déjà eu plusieurs hémorragies gastriques, mais la plupart du temps, ses vomissements étaient d’origine psychologique.

Elle me disait :

« Je ne veux plus manger. Tout ce que je mange, je le rends. »

Je lui répondais :

« Ce n’est pas grave, mange quand même. Si tu vomis, ce n’est pas important. C’est toujours mieux que de ne rien manger. »

Elle a accepté, et, étrangement, en quelques jours, les vomissements ont nettement diminué.

Une gifle pour le médecin renégat

Massoumeh Joshaghani était aussi dans notre quartier. Elle avait été infirmière principale dans le service des maladies infectieuses de l’hôpital des Mille Lits. Avant que Shekar Mohammadzadeh n’en soit renvoyée, elle y travaillait avec elle, et je l’avais rencontrée une fois, lorsque j’étais allée voir Shekar dans cet hôpital.

Le mari de Massoumeh était professeur d’université et membre actif de la Résistance. Après juin 1981, lorsque le régime n’a pas réussi à l’arrêter, ils ont arrêté Massoumeh à sa place. Malgré les interrogatoires brutaux et la torture, ils n’ont pas pu atteindre son mari, et elle a été condamnée à trois ans de prison.

Bien que Massoumeh Joshaghani n’ait pas travaillé directement avec les Moudjahidine, elle soutenait toujours les prisonnières, ce qui la rendait détestable aux yeux de Haji Davoud, mais les femmes, elles, l’aimaient profondément.

Lorsqu’elle a été transférée au quartier 7, nous avons immédiatement sympathisé, notre lien commun étant les Moudjahidine, Shekar, et notre profession d’infirmière.

Comme nous toutes, Massoumeh méprisait les tavvabs et les traîtres. Elle les avait percés à jour et avait tracé une ligne claire entre elle et les collaborateurs.

En raison de son expérience médicale, on lui avait assigné un poste à l’infirmerie, qu’elle avait accepté après concertation avec nous.

Là travaillait aussi un certain Dr Hosseini, autrefois militant de gauche affilié à Peykar, devenu tavvab, allié de Haji Davoud. Il avait depuis longtemps renié l’éthique de sa profession.

Sous le règne de la trahison, parler d’« honneur professionnel » ou de « conscience » semblait naïf, mais il existait pourtant, dans cette même prison, des médecins qui, malgré leurs désaccords avec les Moudjahidine, conservaient leur intégrité.

Ils respectaient la dignité de leur métier, soignaient les prisonnières blessées ou malades avec compassion et responsabilité, parfois au prix de leur propre sécurité lorsqu’ils s’opposaient aux tortionnaires.

Mais ce Dr Hosseini refusait de soigner les prisonnières du quartier 8, celles considérées comme résistantes ou « punies », aggravant volontairement leurs souffrances, même lorsqu’elles étaient dans un état critique.

Un jour, Massoumeh Joshaghani perdit patience face à son indifférence et le confronta.

Hosseini, cherchant à flatter Haji Davoud, qui se trouvait tout près, ricana :

« Qu’est-ce qui te prend ? Ces filles du quartier 8, ce sont tes cousines ou quoi, pour que tu t’en fasses autant ? »

Massoumeh, devant Haji Davoud, le gifla violemment et cria :

« Non, espèce de sans-cœur ! Les traîtres, ce sont tes cousins à toi ! »

Elle l’avait remis à sa place, et bien comme il faut.

À la suite de cet incident, Massoumeh fut transférée au quartier 8 comme punition.

C’est ainsi que nous nous sommes retrouvées à nouveau toutes les trois réunies.

Massoumeh était ravie de voir à quel point Shekar avait repris des forces.

  1.  Befarma – expression polie en persan signifiant « je vous en prie » ou « s’il vous plaît », souvent utilisée pour inviter quelqu’un à manger, à s’asseoir ou à commencer quelque chose.
  2.  Abdoogh khiar – plat froid persan à base de yaourt, de concombre, d’herbes et de morceaux de pain, comparable à une soupe froide rafraîchissante.
  3. Tavvab – signifie littéralement « repentant » ; dans le contexte carcéral, désigne les prisonniers ayant collaboré avec les interrogateurs après avoir « renié » leur engagement politique.
  4.  Haji Davoud – responsable pénitentiaire redouté, connu pour sa cruauté extrême ; le titre « Haji » est un honorifique religieux souvent utilisé pour désigner ce type de personnages.
ShareTweetPinShareEnvoyerShare

Recommandé pour vous

Dégradation de l’état de santé de Massoumeh Yavari à la prison de Golpayegan

March 28, 2026
Dégradation de l’état de santé de Massoumeh Yavari à la prison de Golpayegan

Selon plusieurs sources d'information, l'état physique de Massoumeh Yavari, prisonnière politique détenue à la prison de Golpayegan, connaît une détérioration significative. Celle-ci continue de se voir refuser l'accès...

Lire la suiteDetails

Iran : le sort de trois jeunes femmes détenues demeure inconnu

March 27, 2026
Iran : le sort de trois jeunes femmes détenues demeure inconnu

L’Iran détient trois femmes, dont deux adolescentes, après les manifestations de janvierni, leur sort reste inconnu À la suite de la vague de répression organisée après les manifestations...

Lire la suiteDetails

Batoul Gerami, mère d’un manifestant tué, violemment agressée à Gonabad

March 27, 2026
Iran : Batoul Gerami violemment agressée et vague d'arrestations à Gonabad et Machhad

Batoul Gerami, mère de Sajad Samadi, tué lors des manifestations nationales de janvier 2026, a été violemment agressée par les forces de sécurité alors qu'elle assistait à une...

Lire la suiteDetails

Iran : la baronne Verma salue le leadership des femmes et le plan en 10 points pour une république démocratique

March 26, 2026
Iran : la baronne Verma salue le leadership des femmes et le plan en 10 points pour une république démocratique

Baronne Verma : les femmes iraniennes ouvrent la voie vers la démocratie et la justice Le jeudi 14 mars 2026, la conférence « Iran : vers une république...

Lire la suiteDetails

Iran : arrestation de Zahra Hojjat après son refus de céder son institut aux Gardiens de la révolution

March 26, 2026
Iran : arrestation de Zahra Hojjat après son refus de céder son institut aux Gardiens de la révolution

Zahra Hojjat arrêtée après avoir refusé l’usage militaire de son centre Zahra Hojjat, fervente défenseure des jeunes filles aux besoins spécifiques et directrice de l'institut de réadaptation Hamdam...

Lire la suiteDetails
Article suivant
Zeynab Khodabandeh exécutée par pendaison à la prison de Dastgerd

Zeynab Khodabandeh exécutée par pendaison à la prison de Dastgerd

Documents

Rapport présenté à la CSW70 : Discrimination fondée sur le genre dans le droit iranien

Rapport présenté à la CSW70 : Discrimination fondée sur le genre dans le droit iranien

March 10, 2026

...

Rapport annuel 2026 : soulèvement et rôle des femmes en Iran

Rapport annuel 2026 : soulèvement et rôle des femmes en Iran

March 8, 2026

...

Les femmes qui ont perdu la vie lors du soulèvement de janvier 2026 en Iran

Les femmes qui ont perdu la vie lors du soulèvement de janvier 2026 en Iran

January 25, 2026

...

Bulletin mensuel

Rapport de Janvier 2026 : Les femmes au cœur du soulèvement
Bulletin mensuel

Rapport de Janvier 2026 : Les femmes au cœur du soulèvement

February 2, 2026
Rapport de Décembre 2025 : Bilan annuel : la résistance des femmes iraniennes face à la dictature religieuse
Bulletin mensuel

Rapport de Décembre 2025 : Bilan annuel : la résistance des femmes iraniennes face à la dictature religieuse

January 5, 2026
Rapport de novembre 2025 : Sous le régime clérical, aucun lieu n’est sûr pour les femmes en Iran
Bulletin mensuel

Rapport de novembre 2025 : Sous le régime clérical, aucun lieu n’est sûr pour les femmes en Iran

November 30, 2025
Rapport de octobre 2025 : Peine de mort pour une prisonnière politique La résistance des prisonnières politiques inspire les femmes et les filles iraniennes dans leur lutte contre le régime des exécutions et des massacres
Bulletin mensuel

Rapport de octobre 2025 : Peine de mort pour une prisonnière politique

October 31, 2025

Articles

Washington : manifestation pour une république démocratique en Iran

Washington : manifestation pour une république démocratique en Iran

March 12, 2026

...

Prison de Qarchak : environ 80 femmes détenues lors du soulèvement de janvier vivent dans des conditions éprouvantes

Prison de Qarchak : environ 80 femmes détenues lors du soulèvement de janvier vivent dans des conditions éprouvantes

March 11, 2026

...

Les Iraniens manifestent à Paris en soutien au gouvernement provisoire du CNRI et au plan en dix points de Maryam Radjavi

Les Iraniens manifestent à Paris en soutien au gouvernement provisoire du CNRI et au plan en dix points de Maryam Radjavi

March 11, 2026

...

Tombées pour la liberté

Sonya Salehi-Rad a été tuée le 8 janvier 2026, lors des manifestations populaires
Tombées pour la liberté

Sonya Salehi-Rad

February 10, 2026
Arezoo Abedi a été tuée le 9 janvier 2026, lors des manifestations populaires nationales
Tombées pour la liberté

Arezoo Abedi

February 10, 2026
Arnika Dabbagh, originaire de Gorgan, a été tuée le 9 janvier 2026
Tombées pour la liberté

Arnika Dabbagh

February 7, 2026
Maedeh Moradi Kia, résidente de Téhéran,
Tombées pour la liberté

Maedeh Moradi Kia

February 7, 2026

A PROPOS DE NOUS

Commission des Femmes

Nous croyons que les femmes sont la force de changement. Nous croyons dans l’égalité totale entre les sexes dans les arènes politiques, sociales et économiques. Nous sommes la voix des femmes en Iran.
Nous travaillons beaucoup avec les femmes du monde entier et de maintenir un contact permanent avec les femmes en Iran. Nous nous engageons à lutter pour les droits bafoués des femmes en Iran.

CATEGORIES

  • Activités
  • Articles
  • Bibliothèque de reference
  • Bulletin mensuel
  • Communiqués
  • Conférence du 8 Mars
  • Discours de Maryam Radjavi
  • Documents
  • Femmes marquantes
  • Héroïnes enchaînées
  • Infos des Femmes
  • Les femmes dans l'histoire
  • Les femmes de la Résistance
  • podcast
  • Solidarité
  • Tombées pour la liberté
  • Vidéo

PARCOURIR PAR ETIQUETTE

coronavirus crimes d’honneur enseignantes exécution femmes chefs de famille femmes rurales génération égalité infirmières la petite fille le leadership des femmes l’écart entre les sexes Manifestations mariage précoce pauvreté Plan des libertés et des droits des femmes Prisonnières Violence contre les femmes voile obligatoire éducation

Le copyright de tous les documents publiés sur ce site web a été enregistré sous © 2016 par la commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne. Pour obtenir l'autorisation de copier, redistribuer ou publier le matériel publié sur ce site, vous devez écrire à la commission des Femmes du CNRI. Veuillez inclure le lien de l'article original sur notre site web, women.ncr-iran.org/fr.

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

Pas de résultat
View All Result
  • Accueil
  • Infos
    • Infos des Femmes
    • Articles
    • Communiqués
  • Publications
    • Bulletin mensuel
    • Documents
    • Bibliothèque de reference
  • Qui sommes nous?
    • La commission des Femmes du CNRI
    • Égalité des genres
  • Mayram Rajavi
    • Qui est Maryam Radjavi, la dirigeante de l’opposition iranienne?
    • Discours de Maryam Radjavi
    • Plan en 10 points pour l’Iran
    • Plan des libertés et des droits des femmes dans l’Iran libre de demain
  • L’Avant Garde
    • Tombées pour la liberté
    • Les femmes de la Résistance
  • Événements
    • Activités
    • Conférence du 8 Mars
  • Vidéos
  • podcast
  • Contactez-nous
  • Faites un don
  • English
  • فارسی
  • عربی

Le copyright de tous les documents publiés sur ce site web a été enregistré sous © 2016 par la commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne. Pour obtenir l'autorisation de copier, redistribuer ou publier le matériel publié sur ce site, vous devez écrire à la commission des Femmes du CNRI. Veuillez inclure le lien de l'article original sur notre site web, women.ncr-iran.org/fr.