Le dimanche 12 juillet 2026, à Téhéran, le transfert de 60 détenues de droit commun depuis la prison de Qarchak vers le quartier des femmes de la prison d’Evin a provoqué de violentes tensions et des heurts avec les gardiens.
Cette mesure, qui aggrave une surpopulation déjà critique au sein d’un établissement abritant environ 60 prisonnières politiques, a déclenché un mouvement de protestation contre l’insalubrité et le déni de soins. Deux manifestantes, Mahsa Nouri et Massoumeh Nassaji, ont été violemment transférées en cellule d’isolement en guise de représailles.
Soixante prisonnières condamnées pour des délits financiers ont été déplacées ce dimanche de la prison de Qarchak vers le quartier des femmes d’Evin. Ce transfert est intervenu alors que l’établissement était déjà en difficulté, accentuant ainsi la surpopulation au sein de la prison d’Evin, qui souffrait déjà d’une pénurie sévère d’espace.
Parmi les nouvelles arrivantes, 49 ont déjà été intégrées au quartier des femmes, tandis que les autres sont toujours maintenues dans la section de quarantaine.
Menaces des gardiens et sanctions contre les protestataires
À la suite de cette relocalisation, les détenues du quartier ont protesté contre la dégradation de leurs conditions de vie. Les officiers de la garde pénitentiaire ont immédiatement investi les lieux et ont menacé les femmes de séparer les condamnées à mort du reste du groupe.
Mahsa Nouri (Massoumeh) et Massoumeh (Farah) Nassaji ont été transférées de force à l’isolement après avoir dénoncé cette situation. Massoumeh Nassaji, âgée de 64 ans, souffre d’asthme et se voit actuellement privée de l’accès à ses médicaments indispensables.
Les conditions de vie au sein du quartier des femmes
Le quartier des femmes abrite environ 60 prisonnières politiques, ainsi que deux enfants, et faisait déjà face à un manque criant de place avant ce transfert. La relocalisation de dizaines de détenues supplémentaires a gravement exacerbé la surpopulation à la prison d’Evin, aggravant la carence des services de santé et la pression psychologique.
Depuis la nomination de Hossein Yousefi, la pression sur les détenues politiques s’est intensifiée de manière significative, notamment concernant les visites en personne, les appels téléphoniques et l’accès aux soins. L’état de l’assistance médicale dans le quartier demeure déplorable au regard des standards humanitaires minimaux, les prisonnières étant confrontées à des restrictions strictes sur les médicaments et l’accès aux médecins spécialistes.



















