En ce mois de juillet 2026, à la prison d’Evin à Téhéran, quatre prisonnières politiques, Shiva Esmaeili, Marzieh Farsi, Forough Taghipour et Zahra Safaeim demeurent privées de tout contact téléphonique avec leurs familles. Cette mesure punitive, imposée par les autorités carcérales en représailles à leur participation à la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran, s’accompagne d’informations alarmantes concernant le déni de soins médicaux spécialisés. L’état de santé de Shiva Esmaeili et d’Elaheh Fouladi s’est considérablement dégradé, illustrant la précarité des installations médicales et de la nutrition au sein du quartier des femmes.
Au début du mois de mai, des rapports avaient révélé que cinq prisonnières politiques, à savoir Golrokh Iraee, Zahra Safaei, Marzieh Farsi, Shiva Esmaeili et Sakineh Parvaneh, faisaient l’objet d’une interdiction disciplinaire de téléphoner. La direction de la prison d’Evin a invalidé leurs cartes téléphoniques, leur interdisant ainsi de joindre leurs proches.
Cette sanction a été appliquée après que les détenues ont pris part à la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran et scandé des slogans pour protester contre l’exécution de sentences capitales. Bien que les restrictions aient été levées par la suite pour certaines d’entre elles, Shiva Esmaeili, Marzieh Farsi, Forough Taghipour et Zahra Safaei restent privées du droit de contacter leurs familles.
La santé de Shiva Esmaeili continue de décliner
Parallèlement au maintien de l’isolement téléphonique, des informations de presse indiquent que la condition physique de Shiva Esmaeili s’est aggravée de manière significative. Cette prisonnière politique souffre de douleurs dorsales aiguës et, en dépit de la nécessité d’un traitement spécialisé, n’a toujours pas été transférée vers une structure hospitalière hors de la prison.
La douleur est devenue si intense qu’elle éprouve désormais des difficultés à respirer et a presque totalement perdu sa capacité à marcher. Selon ses codétenues, elle dépend aujourd’hui de l’aide des autres prisonnières pour accomplir la plupart des gestes de la vie quotidienne. L’administration pénitentiaire et les agences de sécurité font délibérément obstacle à ses soins : même lorsque des médecins ont jugé son transfert hospitalier médicalement indispensable, les officiels ont refusé d’autoriser son déplacement.
Restrictions médicales persistantes pour Elaheh Fouladi
Elaheh Fouladi est également confrontée à de graves problèmes de santé. Elle souffre de pathologies pelviennes et dorsales sévères nécessitant une prise en charge médicale spécialisée. Pourtant, son accès aux soins demeure restreint par les autorités.
Ce harcèlement systémique contre les prisonnières politiques à Evin, mêlant privation de communication et négligence médicale, vise manifestement à briser la détermination des opposantes au cœur du système carcéral iranien.



















