La grande manifestation d’Iraniens épris de liberté s’est tenue à Munich le vendredi 13 février 2026, sur l’Odeonsplatz, simultanément à la Conférence de Munich sur la sécurité. Le principal slogan des manifestants était : « Ni chah ni mollah, renversement de la dictature cléricale et instauration d’une république démocratique en Iran. »
Cette manifestation a exprimé la volonté de fer du peuple d’Iran de reconquérir sa souveraineté nationale et a souligné le lien entre la sécurité mondiale et la réalisation de la liberté et de la justice en Iran. La tenue de ce rassemblement en parallèle de la Conférence de Munich sur la sécurité met en lumière une vérité essentielle : une sécurité qui ignore la voix des opprimés du peuple d’Iran est dénuée de sens et se réduit à un simple mirage diplomatique.
Mme Nina Pesyan, directrice de l’Association des femmes iraniennes en Allemagne, s’est adressée aux participants. Voici le texte de son intervention :
Nina Pesyan : Les femmes et les hommes à travers l’Iran défendent la liberté et la justice
Au nom de la liberté, au nom de l’humanité, au nom de la justice, et au nom du sang versé sur la terre de notre patrie.
Nous parlons aujourd’hui d’une nation qui, au début de l’année 2026, s’est soulevée pour revendiquer son droit à la liberté et a crié sa soif d’émancipation, un cri né d’années de souffrance, de discrimination et d’oppression.
Il y a quelques jours, des dizaines de milliers de personnes ont déclaré au monde, lors d’une immense manifestation à Berlin : « Par le sang de nos compagnons, nous tiendrons jusqu’au bout. »
Cette manifestation a représenté un consensus sans précédent du peuple d’Iran dans le rejet à la fois du Chah et des mollahs. Le despotisme religieux comme la tyrannie monarchique ont nié les droits des minorités ethniques en Iran. À Berlin, des Kurdes, Arabes, Baloutches, Turkmènes et Persans ont parlé d’une seule voix : ils ne veulent ni du Chah ni des mollahs et resteront fermes jusqu’au bout.
En tant que petite-fille du colonel Mohammad-Taqi Khan Pesyan, je fais écho à l’appel unifié du peuple d’Iran à travers les 31 provinces : « Iranien honorable contre Pahlavi déshonoré. »
Tous les groupes ethniques en Iran, y compris les Kurdes, Arabes, Baloutches, Turkmènes et Azerbaïdjanais, ainsi que des régions comme le Lorestan, le Bakhtiari et le Qashqai, gardent des souvenirs amers de la répression sous la monarchie. De larges pans de ces populations ont été brutalement réprimés par Reza Chah et Mohammad Reza Chah ; des milliers de personnes ont été déplacées de force pour briser leur concentration ethnique. Par conséquent, il n’y a pas de place pour une monarchie en Iran.
Les rues et les ruelles d’Iran ont été témoins du sang de jeunes dont le seul crime était leur désir de liberté. Une génération a fait face aux balles sans baisser la tête. Aujourd’hui encore, à travers l’Iran, femmes et hommes continuent de se lever pour défendre la liberté et la justice. Les unités de résistance soulignent le droit à l’autodéfense, et ce droit doit être reconnu.

La Résistance iranienne a démontré qu’elle ne recherche pas la guerre, mais exige la paix et une vie dans la dignité, une dignité piétinée par ce régime. Un gouvernement qui répond par la répression perd sa légitimité. Depuis des années, ce régime mène une guerre injuste et inégale contre son peuple sans défense.
Notre message aux États-Unis, à l’Europe et à tous les pays qui prétendent défendre la démocratie et les droits humains, réunis à la Conférence de Munich sur la sécurité, est clair : dans les moments historiques, il n’y a ni neutralité ni silence. Il n’y a qu’un seul choix : soutenir le peuple d’Iran et sa résistance.
Le peuple d’Iran veut que sa voix soit entendue. Il veut que la légitimité de ses revendications soit reconnue et que l’opposition démocratique, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), soit reconnue comme représentant du peuple d’Iran.
Le peuple d’Iran ne veut pas que le monde combatte pour lui ; il veut que le monde se tienne du côté de la vérité. Sa résistance légitime, sans intervention militaire étrangère et avec la reconnaissance du droit à la défense légitime, peut renverser ce régime criminel.
L’avenir de l’Iran reposera sur la justice, l’égalité, la laïcité et le respect des droits humains et civils, sans distinction de genre, d’ethnie, de religion ou d’orientation politique. L’objectif est l’établissement d’une république fondée sur le vote du peuple, conformément au plan en dix points de Maryam Rajavi.
Vive la liberté, vive les unités de résistance, vive la République démocratique d’Iran, et salut à vous tous.




















