Femmes iraniennes : À l’occasion de l’anniversaire du soulèvement étudiant en Iran, le 9 juillet 1999, nous rendons hommage aux jeunes femmes qui ont participé à ce mouvement, ont donné leur vie ou ont été victimes de disparition forcée, dont Fereshteh Alizadeh et Rozita Heydari.

Depuis plus de 40 ans, les femmes iraniennes sont à la pointe du changement face au pouvoir autoritaire. Malgré la répression constante du régime, les arrestations et les violences, ces femmes se sont imposées comme des leaders dans la lutte pour la liberté, les droits humains et la démocratie en Iran. Des unités de résistance clandestines aux manifestations de masse, leur résilience est en train de transformer l’avenir du pays.
Une histoire de défi
La lutte des femmes iraniennes pour la liberté remonte à 150 ans, mais dans l’histoire récente, leur résistance commence avec les manifestations massives contre le port obligatoire du voile après la révolution de 1979. Depuis, les femmes subissent une répression brutale de la part des forces de sécurité et de la police des mœurs du régime. De nombreuses militantes, en particulier les partisanes de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) et du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), ont été emprisonnées, torturées, voire exécutées pour avoir revendiqué l’égalité des droits et la liberté politique.
Unités de résistance : des femmes qui mènent dans l’ombre
Aujourd’hui, les femmes jouent un rôle central au sein des unités de résistance — des cellules clandestines qui organisent des actions secrètes contre le régime. Ces femmes risquent leur vie en accrochant des banderoles, en diffusant des messages politiques, en menant des actes de protestation contre la répression et en mobilisant des réseaux souterrains. Rien qu’en 2024, des unités dirigées par des femmes ont réalisé des milliers d’actions promouvant le plan en dix points de Maryam Radjavi pour un Iran libre et démocratique, mettant l’accent sur l’égalité femmes-hommes, l’abolition de la peine de mort et la séparation de la religion et de l’État.

Une vision pour l’avenir de l’Iran
Maryam Radjavi, la présidente élue du CNRI, est devenue la dirigeante symbolique et politique de ce mouvement. Son plan en dix points place les droits des femmes et la démocratie au cœur de la future structure politique de l’Iran. Cette vision inspire les femmes iraniennes à l’intérieur du pays comme en exil à poursuivre leur combat pour un changement en profondeur, malgré les risques croissants.
Résister dans la tragédie
Le massacre de manifestants pacifiques par le régime en 1981, dont de nombreuses femmes, fut une tentative sanglante de faire taire la dissidence. Mais au lieu de cela, il est devenu un symbole de résistance inébranlable. Les femmes iraniennes commémorent chaque année cette répression brutale comme un rappel de leur combat sans relâche.
Architectes du changement et de la liberté
Les femmes iraniennes ne sont pas de simples participantes : elles sont les architectes d’un mouvement de transformation. Alors que le pays fait face à la répression interne et aux tensions extérieures, le leadership féminin reste la pierre angulaire de la résistance. Leur courage stratégique et leurs sacrifices continuent d’inspirer une nation assoiffée de liberté et de démocratie.




















