Le peuple iranien a perdu une femme formidable, Monir Tej, décédée en Albanie dans la nuit du 13 août 2023 des suites d’une insuffisance cardiaque.
Née à Téhéran en 1962, Monir Tej a vu son parcours se confondre avec celui de l’Organisation des moudjahidines du peuple iranien (OMPI/MEK) après les bouleversements de la révolution de 1979. Au cours de ses 44 années d’engagement inébranlable en faveur de la liberté et de la démocratie en Iran, elle a traversé de nombreuses épreuves, laissant une empreinte indélébile pour ses compatriotes iraniennes.
Ses mains ont travaillé comme ouvrière à l’usine électrique Pars à Téhéran, où elle a également collaboré étroitement avec le département des travailleurs de l’OMPI.
Le parcours de Monir Tej l’a conduite à l’incarcération après le tournant du 20 juin 1981, qui a marqué le début de la juste résistance du peuple iranien contre le régime clérical.
Elle a été incarcérée pendant six ans dans les prisons d’Evin et de Qezal Hessar.
Même lorsqu’elle portait le poids d’une grossesse, Monir Tej est restée inébranlable face à la torture, ce qui a conduit à une grave fausse couche.
Les épreuves qu’elle a subies en prison ont fait d’elle une captive résistante, luttant non seulement contre ses geôliers, mais aussi contre des maladies débilitantes, notamment sa maladie cardiaque, conséquence directe de tortures brutales et de conditions de détention déplorables. C’est la gravité de sa situation qui a motivé sa libération après cette période exténuante de six ans.
Cependant, elle n’a pas cherché de réconfort dans un traitement ou un sursis. Rapidement après sa libération, elle a repris le chemin de l’OMPI et de l’Armée nationale de libération de l’Iran à Achraf, en Irak. Elle a participé à l’opération “Lumière éternelle” en 1988.
Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, a décrit Monir Tej comme un membre exemplaire du Conseil de direction de l’OMPI et du Conseil central composé de 1000 femmes. Des profondeurs des prisons de Khomeini aux fronts de bataille les plus durs, où la terre tremblait sous les attaques de missiles, son parcours a été celui d’une résistance inflexible. Elle s’est montrée résolue dans les nombreuses campagnes de la Résistance iranienne, s’assurant ainsi une place de choix dans les annales de l’histoire contemporaine des femmes iraniennes.




















