CNRI Femmes – L’ONG Amnesty International a publié une déclaration le 4 mai 2020, appelant à « la libération immédiate et sans condition de tous les prisonnières et prisonniers d’opinion partout dans le monde», qui sont maintenant « exposées à des dangers accrus en raison de la pandémie de COVID-19 ».
« Alors que ce virus fait des ravages dans le monde entier, les prisons risquent de devenir des foyers d’infection au COVID-19. Il est plus important que jamais que les États prennent de toute urgence les mesures nécessaires pour protéger toutes les personnes privées de liberté, notamment en libérant toutes celles qui sont incarcérées uniquement parce qu’elles ont pacifiquement exercé leurs droits, a déclaré Sauro Scarpelli, directeur adjoint des campagnes à Amnesty International.
« Les prisonnières et prisonniers d’opinion, qui n’ont commis aucun crime, sont pourtant maintenus de façon arbitraire en détention dans des conditions qui deviennent de plus en plus dangereuses. La surpopulation et le manque d’installations sanitaires dans de nombreuses prisons à travers le monde empêchent les détenu·e·s d’appliquer les mesures de prévention de cette maladie, telles que la distanciation physique entre les personnes et le lavage régulier des mains. Leur incarcération injustifiée leur fait courir des risques accrus. »
La déclaration d’Amnesty International appelle notamment à la libération de la prisonnière de conscience iranienne Nasrin Sotoudeh.
« Nasrin Sotoudeh, avocate défenseure des droits humains, est une prisonnière d’opinion iranienne. Elle a été arrêtée le 13 juin 2018, et condamnée à 28 années et six mois d’emprisonnement ainsi qu’à 148 coups de fouet à l’issue de deux procès d’une flagrante iniquité. Certains des chefs d’accusation retenus contre elles étaient liés à son opposition aux lois relatives au port obligatoire du hijab (voile) – elle a notamment été accusée d’avoir « incité à la corruption et à la prostitution » et « commis ouvertement un acte immoral […] en apparaissant en public sans porter le hijab » –, et d’autres à son engagement contre la peine de mort. »
Amnesty International a également exhorté les gouvernements du monde à « les autorités doivent aussi réexaminer les cas des personnes en détention provisoire et des enfants, et envisager de libérer de façon anticipée, temporaire ou provisoire les personnes particulièrement à risque telles que les personnes âgées et celles qui souffrent de certaines maladies préexistantes ».




















