CNRI Femmes – Sima Entessari, une femme soufie incarcérée à la sinistre prison de Qarchak en Iran, a été brutalisée.
Le 15 avril 2019, Sima Entessari, de confession soufie, incarcérée à Qarchak avec quatre autres coreligionnaires, a été battue et brutalisée par une autre détenue. Elle a été blessée à la tête et à l’épaule.
La femme qui l’a frappée lui a dit que les autorités pénitencières lui avaient promis de “reconsidérer” sa demande de libération conditionnelle si elle harcelait des soufies.
Auparavant, Elham Ahmadi, l’une des cinq femmes soufies incarcérées, avait déjà été battue par une autre détenue.
Les forces de sécurité de l’Etat avaient tiré sur Sima Entessari avec des fusils de chasse au moment de son arrestation. Un an après, elle a toujours les grenailles dans la jambe.
Les femmes soufies ont été victimes d’offenses, de harcèlement et de coups et blessures à maintes reprises, pour s’être plaintes des conditions déplorables à la prison de Qarchak. Elles ont aussi été privées pendant de longues périodes d’appels téléphoniques et de visites en raison de leurs plaintes.
Le 31 janvier 2019, après le transfert dans leur bloc cellulaire de détenues accusées de trafic de drogue, les soufies ont exprimé leur protestation dans une lettre adressée à Mohammadi, le directeur de Qarchak.
Selon le règlement pénitentiaire, l’Organisation carcérale est tenue de séparer les détenues en fonction de leurs infractions et de les incarcérer dans des blocs de cellules séparés.
Toutefois, les femmes soufies qui sont des prisonnières d’opinion condamnées pour « atteinte à la sécurité nationale » sont incarcérées avec des prisonnières de droit commun accusées de vol, d’homicides, d’infractions liées à la drogue et d’autres délits sociaux.
Trois d’entre elles étaient détenues avec des prisonnières accusées de délits financiers, mais les autorités pénitentiaires ont remplacé ces dernières par des prisonnières condamnées pour trafic de drogue, vol et délits sociaux.
Les femmes soufies ont été arrêtées lors de la répression de la manifestation des derviches Gonabadi le 19 février 2018 et sont emprisonnées à la prison de Qarchak depuis le 20 février dernier. Elles ont chacune été condamnées à cinq ans de prison.



















