CNRI Femmes – Le 5 octobre 2018, des enseignantes ont participé à des rassemblements de protestation à Téhéran, Kazeroun et Alborz à l’occasion de la Journée internationale des enseignants. Le rôle des enseignantes dans ces rassemblements a été très important.
A Téhéran, enseignantes et éducateurs se sont réunis dans le parc de Goftegou, sur l’avenue Guisha, où ils ont brandi des affiches de confrères emprisonnés, Esmail Abdi, Mohammad Habibi et Mahmoud Beheshti Langroudi, demandant leur libération immédiate.
Khadijeh Pak Zamir, l’épouse de Mohammad Habibi, enseignant emprisonné, a déclaré à la réunion : « J’espère que tous les enseignants, les défenseurs de la liberté et de la justice seront bientôt libérés de prison. »
Mohammad Habibi est un enseignant et un militant des droits humains actuellement emprisonné au pénitencier central du Grand Téhéran.
La cérémonie de la Journée internationale des enseignants dans la province d’Alborz s’est déroulée avec la participation d’enseignants et d’enseignantes ainsi que de la famille d’Esmail Abdi, professeurs de mathématiques emprisonné et dirigeant de l’Association iranienne des enseignants (ITTA).
A Kazeroun, un groupe d’enseignants et d’éducateurs s’est réuni devant le rectorat. Des enseignantes ont participé activement à cette manifestation.
Les 6 et 7 octobre, un groupe d’employés de la Coopérative d’actions Edalat s’est réuni devant le bâtiment du Ministère de l’économie et des finances à Téhéran pour protester contre l’incertitude planant sur leur statut professionnel et réclamer leurs arriérés de salaires. Dans ce rassemblement, la présence active des femmes était impressionnante.
Parallèlement, un groupe d’étudiants et d’étudiantes de l’Université Farhangian-e Kowsar de la ville de Yassouj a protesté en face du gouvernorat de la ville contre les conditions sanitaires déplorables des résidences universitaires.
Lors d’un autre rassemblement de protestation dans la soirée du 5 octobre 2018, une foule de femmes et de jeunes à Kermanchah, témoins de l’arrestation d’un jeune et des violences des forces de l’ordre, ont crié leur protestation avec des slogans de “Honte, Honte” et ont forcé la police à fuir la scène.
Les femmes iraniennes ont participé activement à plus de 430 manifestations entre mars et septembre 2018.



















