Les femmes en Iran continuent de participer activement aux manifestations de divers secteurs de la société. Leur présence a été importante ces derniers jours à Abadan, Téhéran et Iranchahr.
A Abadan, la deuxième ville de la province pétrolière du Khouzistan, dans le sud-ouest de l’Iran, des habitants ont manifesté le 20 juin devant la compagnie des eaux et des eaux usées de la ville. La participation des femmes a été importante et active. Les manifestants ont exigé de l’eau potable saine, parce que celle fournie à Abadan est salée et d’une odeur nauséabonde. Néanmoins, les gens doivent payer cette eau pourrie.
L’Iran souffre de la crise de l’eau, en particulier dans le sud, mais les autorités compétentes ne prennent aucune mesure efficace pour résoudre ce problème. D’autre part, il a été rapporté que de l’eau potable de bonne qualité est exportée vers d’autres pays voisins à partir des mêmes villes qui en ont désespérément besoin.
Par ailleurs, les étudiantes continuent de participer activement aux manifestations contre les lourdes peines prononcées contre des étudiants arrêtés lors du soulèvement de décembre-janvier en Iran.
Le 21 juin 2018, les étudiants de la faculté des sciences sociales de Téhéran ont poursuivi leur protestation pour la cinquième journée consécutive contre leurs camarades. La présence des filles était importante et active. Tous ont menacé de boycotter les examens de fin de semestre si leurs demandes ne sont pas satisfaites. Ils exigent l’abrogation immédiate et inconditionnelle des condamnations lourdes et injustes des étudiants et qu’ils puissent continuer leurs études.
Le 19 juin, des habitants de Téhéran spoliés par le Crédit Caspian ont organisé une marche de protestation sur la place d’Argentine. Les femmes menaient le défilé en lançant des slogans contre les autorités qui mentent éhontément en assurant les avoir indemnisées alors que leurs comptes épargnes restent désespérément vides.
Le même jour, à Iranchahr, dans le sud-est de l’Iran, un groupe de femmes s’est réuni devant le bureau du gouverneur pour protester contre le viol collectif de 41 jeunes femmes et filles, demandant l’arrestation et le châtiment des coupables.



















