CNRI Femmes – La grève de la faim des femmes soufis en protestation contre les mauvais traitements à la prison Qarchak de Varamine en Iran a dépassé le dixième jour.
Elles protestent contre les mauvais traitements que leurs infligent les gardiens de prison et ont lancé ce mouvement le 11 juin, avec la participation de six femmes soufies.
Les noms des grévistes de la faim sont : Shokoufeh Yadollahi, Elham Ahmadi, Sepideh Moradi, Nazilla Nouri, Maryam Farsiabi et Massoumeh Barakouhi.
Sedigheh Khalili, la mère de Sepideh Moradi, a expliqué que « le 11 juin, alors que ces femmes se trouvaient hors de leur section, une gardienne de prison a fermé la porte et les a fait rester trois jours et trois nuits dans un couloir étroit et sombre entre la section et la cour. C’est ce jour-là, qu’elles ont entamé leur grève de la faim. Trois jours plus tard, le 13 juin, les gardiennes les ont autorisées à retourner dans la section, mais peu de temps après, 4 à 5 prisonnières dangereuses ont été poussées par les gardiennes à attaquer les soufies. Alors ces dernières se sont mises à crier « Ô Ali ! » (appel au premier Imama des chiites à leur venir en aide). Puis les gardes spéciaux ont lancé un raid dans la section et des agentes les ont frappées à coups de matraques et de Shockers électriques.”
Les grévistes de la faim et cinq autres femmes soufies sont emprisonnés à Qarchak depuis le 20 février, dans des conditions inhumaines.
Selon les autorités judiciaires et la police ainsi que les sources des derviches Gonabadi, branche de l’islam chiite à laquelle apparteinnent ces femmes soufies, plus de 300 derviches Gonabadi ont été arrêtés et emprisonnés pendant la protestation pacifique des soufis. Quelque 150 d’entre eux ont déjà été condamnés à des peines lourdes et légères.
Le secrétaire d’État américain a également réagi aux récentes arrestations en Iran par un tweet : « 5 000 Iraniens arrêtés lors des manifestations de janvier. 30 femmes emprisonnées pour avoir protesté contre le voile. Des centaines de derviches soufis, des dizaines d’écologistes, 400 Ahwazis, 30 fermiers d’Ispahan – tous emprisonnés par le régime criminel iranien. Le peuple iranien mérite le respect de ses droits humains. »



















