CNRI Femmes – Au milieu des nouvelles choquantes sur les préjudices sociaux en Iran sous le régime des mollahs, le suicide collectif de deux familles en moins d’une semaine a blessé la conscience de la société iranienne.
Une mère et sa fille de 11 ans ont mis fin à leur vie en avalant du phosphore d’aluminium le vendredi 2 août 2019 à Neyriz, dans la province de Fars. Le samedi 3 août 2019, à la suite du suicide de cette mère et de sa fille, le père de famille s’est également tué dans un accident volontaire avec un camion semi-remorque.
Cinq jours plus tôt, les médias officiels en Iran avaient rapporté un autre suicide collectif à Yazd.
Le dimanche 28 juillet 2019, quatre membres d’une même famille se sont suicidés ensemble. La mère a mis fin à sa vie par des injections d’insuline à forte dose. Les trois enfants de la famille, après avoir alerté l’urgence, se sont également suicidés en avalant du phosphure d’aluminium, avant l’arrivée des secours. Les secours ont réussi à sauver le fils de la famille, mais ses deux sœurs ont perdu la vie, indique le site Fararu le 28 juillet 2019.
L’une des principales causes des suicides collectifs dans les familles en Iran est la pauvreté.
De plus, une femme nommée Malek Roudabeh, qui a attenté à sa vie fin juillet, est décédée de graves blessures le lundi 6 août 2019. Shiva Mehri, 33 ans, habitant Islamabad dans la province de Kermanchah, a avalé des médicaments pour mourir le samedi 3 août 2019. Elaheh Amiri, mère d’un enfant de deux ans, est décédée par pendaison le 2 août 2019 dans un village de Saqqez. Aida Mehrabi, une jeune femme d’Ilam, est décédée le jeudi 8 août 2019 des suites de disputes familiales liées à la prise de phosphure d’aluminium.
Les statistiques sur les suicides en Iran ne sont pas transparentes et ne sont généralement pas publiées dans la presse. Par exemple, entre mars 2017 et février 2018, la commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne a relevé dans la presse 75 cas de suicides de femmes. En septembre 2018, le chiffre officiellement annoncé pour la première fois dans cette période par les responsables du régime était de 1 365. L’Iran occupe le premier rang au Moyen-Orient pour le nombre de suicides de femmes.




















