Le samedi 20 juin 2026, à l’occasion du 45e anniversaire de la Résistance nationale pour la démocratie et la liberté, la première journée du sommet annuel Un Iran Libre, intitulé « Vers une république démocratique », s’est tenue au siège du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) à Auvers-sur-Oise, en France.
Cet événement d’envergure internationale a rassemblé de nombreuses figures politiques mondiales, dont Boris Johnson et Charles Michel, pour soutenir le projet d’alternative démocratique porté par Maryam Radjavi face à la dictature cléricale. Malgré une interdiction de manifester à Paris par la préfecture de police, le sommet a réaffirmé la détermination des opposants à instaurer un gouvernement provisoire en Iran.
Un nombre important de personnalités politiques de divers pays ont participé au sommet. Parmi les orateurs de la conférence Un Iran Libre figuraient :
Charles Michel, président du Conseil européen de 2019 à 2024 et Premier ministre de Belgique de 2014 à 2019 ; Boris Johnson, Premier ministre du Royaume-Uni de 2019 à 2022, secrétaire d’État aux Affaires étrangères de 2016 à 2018 et maire de Londres pendant huit ans ; John Bercow, président de la Chambre des communes britannique de 2009 à 2019 ; Christine Arrighi, députée à l’Assemblée nationale française et présidente du Comité parlementaire pour un Iran démocratique ;
Dominique Attias, présidente du conseil d’administration de la Fondation des avocats européens et présidente de la Fédération des barreaux d’Europe (2021-2022) ; la baronne O’Loan, membre de la Chambre des lords ; Naike Gruppioni, députée italienne ; Judy Sgro, députée canadienne ; Dmytro Kouleba, ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine de 2020 à 2024 ; Carsten Müller, membre du Bundestag allemand ; le sénateur Robert Torricelli ; et Petre Roman, Premier ministre de la Roumanie de 1989 à 1991.

Notre slogan est la paix et la liberté
Mme Maryam Radjavi, oratrice principale de l’événement, a commémoré le 45e anniversaire de la résistance nationale du peuple iranien, la Journée des martyrs et des prisonniers politiques, ainsi que l’anniversaire de la fondation de l’Armée de libération nationale de l’Iran. Elle a déclaré :
« 45 ans de résistance ininterrompue de tout un peuple contre le monstre de la tyrannie religieuse constituent notre plus grand atout dans la lutte pour la liberté. Aux vestiges de ce régime, nous disons : quel que soit le chemin que vous choisirez, le soulèvement et le renversement vous attendent. Vos cités de missiles sont impuissantes face à la jeunesse révoltée et aux villes insurgées d’Iran. Vos mises en scène de rue ne serviront à rien contre un soulèvement organisé, et l’exécution quotidienne de prisonniers politiques ne sauvera pas votre régime. »
Mme Radjavi a souligné : « La voie vers la liberté de l’Iran n’est pas une guerre étrangère. Ce n’est pas non plus l’attente d’un effondrement spontané du régime. Ce n’est pas la fabrication d’alternatives artificielles et factices. La véritable force de changement est sur le terrain. Elle émane d’un peuple qui aspire à une société libre et juste, de ces jeunes femmes et hommes éclairés qui disent “Non” à la fois au chah et aux mollahs, aux côtés d’une Résistance organisée forte de 61 ans d’expérience dans la lutte contre deux dictatures. »
Elle a ajouté : « Nous affirmons que l’autonomie est le droit indéniable des nationalités qui subissent depuis longtemps une double oppression. L’avenir de l’Iran, ainsi que la paix et la liberté, résident dans l’établissement d’une république démocratique. C’est précisément dans ce but que le CNRI a annoncé la formation d’un gouvernement provisoire pour transférer la souveraineté au peuple via des élections libres pour une Assemblée constituante et une Assemblée législative nationale sous six mois. »

Christine Arrighi
« Chères Iraniennes, chers Iraniens, et amis d’Achraf, au-delà de ma fonction de députée française, je suis honorée de vous parler au nom de tous les comités d’Europe et d’Amérique du Nord. Nous partageons tous un point commun : nous voulons une république démocratique basée sur la séparation de la religion et de l’État, avec une vision de leadership politique féminin. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai rejoint le Comité pour un Iran libre.
Non à la guerre, non à la complaisance et non aux négociations sans fin ; oui au soulèvement, oui à la liberté par le soutien à sa résistance indépendante. C’est ce que Maryam Radjavi a déclaré à plusieurs reprises au cours des 20 dernières années. La véritable solution ne réside pas dans cette guerre sans fin entre le régime des mollahs et les puissances mondiales, mais ce grand rassemblement montre que le peuple iranien a sa propre voix. »

Dominique Attias
« Comment osent-ils s’opposer à des citoyens non armés sous prétexte d’ordre public, tout en ne s’opposant pas aux bourreaux qui commettent ces crimes ? Le gouvernement a d’abord dit oui, puis a interdit la manifestation. Ils ont parlé d’ordre public, mais quel ordre était prétendument troublé ? Celui de ceux qui procèdent aux exécutions en Iran ? Lorsqu’une démocratie condamne les exécutions en Iran, nous ne devons pas seulement condamner, nous devons couper les mains des mollahs de nos institutions. »

Baronne O’Loan
« C’est un plaisir d’être avec vous aujourd’hui pour cette occasion très importante pour l’Iran. Nous parlons aujourd’hui pour défendre tous ceux qui souffrent en ce moment à cause du régime illégal et terrible des mollahs. J’ai été très inquiète hier soir d’apprendre que la France avait interdit une marche pour laquelle une autorisation avait été demandée et accordée. 100 000 personnes se rassemblaient à Paris, et cela semble s’être produit après un entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères iranien et français.
La France a adopté les droits à la liberté et à l’égalité. La liberté d’expression, de pensée et de conscience a été retirée au peuple iranien cet après-midi. Je tiens à féliciter les avocats qui se battent courageusement pour tenter d’annuler cette interdiction alors même que la police empêche ceux qui sont venus soutenir l’Iran de se rassembler. Le régime ne veut pas des événements d’aujourd’hui car ils démontrent le niveau de soutien international pour la campagne pour la liberté et la démocratie en Iran. »

Naike Gruppioni
« En tant que membre du Parlement italien, je m’engage à continuer de condamner le régime, à demander des sanctions contre les violateurs des droits humains et à soutenir le projet démocratique représenté par la présidente Maryam Radjavi, car la neutralité face à l’injustice est une complicité de crime. Maryam Radjavi est l’autorité la plus crédible pour l’opposition démocratique iranienne et l’expression la plus crédible d’une alternative libre, démocratique et laïque à la dictature cléricale. »

Judy Sgro
« Je viens ici depuis plus d’années que je ne veux l’admettre. Chaque année, je suis plus inspirée. Je repars d’ici encore plus confiante dans le fait que la liberté arrive pour le peuple iranien. C’est un grand privilège de me joindre à vous pour soutenir la lutte du peuple iranien pour la liberté, la démocratie et les droits humains. »

Un scandale : la révocation par la police française de l’autorisation de la manifestation
Une manifestation de masse de 100 000 personnes devait avoir lieu place Vauban à Paris, simultanément au sommet Un Iran Libre, pour condamner l’exécution des prisonniers politiques en Iran et soutenir le gouvernement provisoire du Conseil national de la résistance. Cependant, le soir du jeudi 18 juin, la préfecture de police de Paris a révoqué son autorisation. Des milliers d’Iraniens venus du monde entier ont été empêchés d’accéder à la place Vauban, et des rassemblements spontanés ont eu lieu dans différents quartiers de Paris.
D’après des informations de presse de l’agence Reuters sur cette interdiction : « Les rassemblements passés du groupe n’ont pas donné lieu à des affrontements ; sa dernière manifestation dans la capitale française en février 2025 s’est achevée sans incident. Le soir du jeudi 18 juin, après les heures de bureau, la préfecture de police de Paris a interdit la manifestation de 100 000 personnes prévue contre la vague d’exécutions politiques en Iran, citant des motifs fallacieux.
Les organisateurs avaient coordonné l’événement avec la police pendant deux mois. Cette décision soudaine est intervenue quelques heures après un appel entre le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et son homologue iranien Abbas Araghchi. »
Le secrétariat du CNRI a déclaré dans un communiqué : « Le tribunal administratif de Paris a jugé aujourd’hui que l’interdiction policière était basée sur des motifs génériques dépourvus de contexte. Cependant, des rapports de renseignement soumis au tribunal montrent que le rassemblement est exposé à un risque d’attaque majeure par le régime iranien ou les monarchistes iraniens. Le jugement précise que des vestiges du régime du chah maintiennent un service de sécurité interne connu sous le nom de SAVAK. Ce “service” est actif en Europe et a menacé de poser une bombe si la manifestation était autorisée. Cela prouve une fois de plus que les monarchistes ne sont que des complices du fascisme religieux contre le peuple iranien et sa Résistance. »



















