En juin 2026, un collectif de 23 athlètes internationaux de renom, issus de disciplines variées, a publié une déclaration solennelle pour condamner la vague d’exécutions inhumaines en Iran et soutenir le grand rassemblement prévu le 20 juin à Paris. Parmi les signataires figurent des légendes du sport telles que Martina Navratilova et Sharron Davies. Ce groupe exhorte les Nations unies et les gouvernements à intervenir d’urgence pour protéger les dissidents et les sportifs iraniens, dénonçant une répression qui s’est intensifiée depuis le soulèvement de janvier 2026.
« Le sport nous a enseigné le courage ainsi que la défense de la liberté et de la dignité humaine », ont souligné les athlètes dans leur communiqué. Ils ajoutent que cet héritage les oblige à se mobiliser pour les droits du peuple iranien, et particulièrement pour les champions sportifs qui ont élevé la voix pour la liberté.
Des championnes mondiales unies contre la répression
Parmi les signataires de la déclaration figurent 9 athlètes féminines de stature mondiale, notamment :
Martina Navratilova (Tchéquie/États-Unis), ancienne numéro un mondiale de tennis.
Sharron Davies MBE (Royaume-Uni), nageuse, médaillée olympique.
Solmaz Abouali (États-Unis), 16 fois championne des États-Unis et triple championne du monde de karaté traditionnel.
Tracy Edwards MBE (Royaume-Uni), navigatrice de l’année 1990, capitaine du premier équipage 100 % féminin lors de la course autour du monde Whitbread.
Inga Thompson (États-Unis), cycliste olympique, 10 fois championne des États-Unis et triple médaillée mondiale.
Carylynn Johnson (États-Unis), coureuse d’ultramarathon, membre de l’équipe nationale américaine, double médaillée d’or mondiale aux championnats IAU des 24 heures.
Monica Aksamit (États-Unis), escrimeuse au sabre, médaillée de bronze olympique.
Golpar Parvardeh (Suède), gymnaste, médaillée d’argent aux championnats d’Europe de TeamGym.
Elham Asem (Norvège), combattante et arbitre de jiu-jitsu brésilien (BJJ), championne du monde amateur.
D’autres athlètes internationaux ont rejoint cet appel, dont Craig Foster (ancien capitaine de l’équipe d’Australie de football), Alberto Frati (boxeur italien), Nikolai Terteryan (boxeur danois), ainsi que plusieurs olympiens iraniens comme Moslem Eskandar Filabi, Mohammad Ghorbani et l’ancien gardien de but Bahram Mavaddat.
Un cri d’alarme face à l’exécution des sportifs
La déclaration précise qu’en Iran, depuis la mi-mars, le pays est témoin d’une effroyable série d’exécutions de dissidents politiques, marquant l’une des répressions les plus sévères de ces trois dernières décennies. Des dizaines de personnes ont été exécutées après des procès inéquitables et des aveux extorqués sous la contrainte.
Le régime théocratique, craignant un nouveau soulèvement, a utilisé l’ombre de la guerre pour étouffer la dissidence croissante. Plusieurs victimes de ces exécutions étaient des manifestants arrêtés lors du soulèvement de janvier 2026. Parmi eux figuraient Saleh Mohammadi, champion national de lutte de 19 ans, et Sasan Azadvar Joonaghan, champion de karaté de 21 ans.

Le texte rappelle que l’Iran possède une sombre histoire d’exécution d’athlètes pour leurs convictions. On y cite notamment Habib Khabiri, capitaine de l’équipe nationale de football, exécuté pour son lien avec l’OMPI, et Forouzan Abdi, capitaine de l’équipe nationale féminine de volley-ball, exécutée aux côtés de 30 000 prisonniers politiques lors du massacre de 1988. Plus récemment, en 2020, le champion de lutte Navid Afkari a été exécuté après avoir participé à des manifestations pacifiques.
« Nous appelons les Nations unies, les fédérations sportives internationales et les gouvernements à agir immédiatement pour sauver la vie des dissidents iraniens », déclarent les signataires. S’adressant à la communauté internationale, ils ajoutent : « Le monde ne doit pas rester passif pendant que l’Iran réduit ses champions au silence. Nous sommes aux côtés des victimes. Nous défendons la justice ».
Les athlètes internationaux concluent leur déclaration en attirant l’attention sur le rassemblement massif des Iraniens à Paris le 20 juin, organisé pour protester contre cette vague d’exécutions et soutenir l’instauration d’une république démocratique en Iran.



















