En mai 2026, à la prison d’Evin de Téhéran, les prisonnières politiques participant à la campagne des mardis « non aux exécutions en Iran » font face à une intensification brutale de la répression. Sous la direction de Hossein Yousefi, les autorités carcérales imposent désormais de manière systématique des privations d’appels téléphoniques, de visites familiales et de soins médicaux spécialisés, aggravant les conditions de détention déjà précaires au sein du quartier des femmes.
D’après des informations de presse, l’administration pénitentiaire prive quasi quotidiennement certaines détenues de leurs droits fondamentaux sous divers prétextes. Ces mesures de rétorsion surviennent alors que de nombreuses prisonnières politiques avaient déjà été la cible de restrictions similaires par le passé.
Quel est l’impact de la nouvelle direction sur le quartier des femmes ?
Une part importante de ces récentes politiques de fermeté au sein du quartier des femmes de la prison d’Evin serait mise en œuvre sous la supervision directe de Hossein Yousefi, adjoint à la santé de l’établissement. Il a été nommé à ce poste suite au décès de Rouhollah Tavassoli lors du bombardement de la prison.
Depuis l’entrée en fonction de Hossein Yousefi, la pression exercée sur les prisonnières politiques s’est considérablement accentuée, touchant particulièrement les visites en personne, l’accès au téléphone, les installations de bien-être et les services de santé. Les familles des détenues, ainsi que des sources proches, affirment que la plupart de ces restrictions sont imposées sans explication claire et en dehors de tout processus administratif transparent, ne laissant aux prisonnières quasiment aucun moyen de recours efficace pour les contester.
La crise des soins médicaux sous haute tension : jusqu’où ira-t-elle ?
La situation sanitaire dans le quartier des femmes de la prison d’Evin est devenue une source de préoccupation majeure. Plusieurs prisonnières politiques souffrant de diverses pathologies se voient refuser l’accès à leurs médicaments, à des médecins spécialistes ou à des transferts vers des structures hospitalières extérieures.
Le déni de traitements adéquats et les retards délibérés dans la prise en charge médicale, conjugués à la pression psychologique induite par l’isolement communicationnel, rendent les conditions de vie de ces femmes de plus en plus alarmantes. Cette stratégie de harcèlement vise manifestement à briser la détermination des prisonnières politiques engagées dans la défense des droits humains en Iran.
Qui est Hossein Yousefi ?
Hossein Youssefi est l’adjoint à la santé de la prison d’Evin. Avant cette nomination, il dirigeait le secteur n°2 de la prison de Fashafouyeh, où plusieurs plaintes avaient déjà été déposées par d’anciens détenus et leurs familles concernant des mauvais traitements et des irrégularités administratives. Depuis la prise de fonctions à Evin de Hossein Yousefi, les conditions des prisonnières politiques se sont significativement dégradées. Sous sa supervision, les privations d’appels téléphoniques, les annulations de visites familiales, les restrictions d’accès aux soins médicaux et les pressions psychologiques sont devenues des pratiques quotidiennes, visant en particulier les femmes participant à la campagne “des mardis non aux exécutions“




















